Samedi 1 décembre 2007
Hier, j'ai pu aller à L'Institut Franco-Japonais de Tokyo (on y va à pied de chez moi) pour un faire un ikebana avec quelques autres personnes et notre maître(sse) bien aimée. Ces ikebana étaient pour une petite exposition. Dommage que ce soit enlevé dès demain entre 17 et 18 heures.
J'ai toujours beaucoup aimé cette activité: c'est une excellente détente, parce qu'on est agréablement concentré sur ce que l'on fait. Je trouve cette activité très destressante, relaxante.
Je rappelle que l'école à laquelle j'appartiens est kôryu Ikebono (la plus ancienne), et que j'ai le diplome. J'ai signé les photos de mon nom d'ikebana. On garde son nom de famille, et il y a une règle pour le prénom: l'un des éléments qui le constitue doit être tel élément du nom de son maître. Dans mon cas, mon nom devait contenir "ri" 理 caractère voulant dire la sagesse, le bon sens, le droit chemin, auquel j'ai ajouté "ka" 花 la fleur.
Les conditions n'étaient pas très bonnes pour les photos mais je vais quand même vous montrer ce que j'ai fait.Sur deux ou trois photos j'ai fait de la retouche pour enlever le reflet du flash sur la vitre.
Pour commencer, c'est comme ça:

J'ai du saule, du croton, des branches d'orchidée de Thaïlande, des baies dont j'ignore le nom. L'avantage du saule, c'est qu'il est peut-être tout fin et droit, mais il est très malléable. Et ça, j'adore...

Bon. On dirait que ça a commencé à prendre forme, à ressembler à quelque chose...
On dirait même que c'est fini?

Comme d'habitude il me restait des éléments non utilisés, des branches de saule, une branche d'orchidée, un tout petit peu de croton; et comme d'habitude, j'ai fait une deuxième petite composition conçue en équilibre avec et complément pour la première grande. Pour laquelle j'ai quand même ajouté un petit peu d'eucalyptus dont quelqu'un d'autre n'avait pas besoin.



La grande composition dans un vase haut est du genre qu'on appelle "nage-ire"; la petite dans un vase bas, avec utilisation d'un pique-fleur, kenzan, est le genre qu'on appelle "moribana".
J'étais cette fois la seule française du groupe. Mais une des personnes que je connais dans ce cadre depuis longtemps a dit que c'était le plus japonais des bouquets et qu'il faisait même un peu style arrangement pour le Nouvel An...


Voila voila... rien de très grandiose, mais j'ai eu plaisir à le faire.





Il serait temps que je reprenne le fil du récit de mon premier voyage jusqu'au Japon en bateau des Messageries Maritimes, en septembre et
octobre 69, à une époque où le canal de Suez était encore fermé.





Chaque année en juillet ou aout selon le
calendrier lunaire, a lieu une très grande fête vraiment superbe "Perehera" avec quantités d'éléphants super décorés, de danseurs, de musiciens, de porteurs de torches, les tambours au rythme de
plus en plus lancinant, et ça dure une grande partie de la nuit sur plusieurs jours. J'ai eu la chance de le connaître.
Je rappelle le contexte: c'est en 1968; je
suis stationnée à Sri Lanka qui s'appelait encore Ceylan, et je m'occupe de touristes français qui viennent là pour une semaine, ou deux s'ils ont pris l'extension
séjour. Ils passaient cette extension à l'hôtel Mount Lavinia, à quelques kilomètres au sud de Colombo.


Puis la luxuriance de la
végétation. Les bougainvilliers et les flamboyants plus encore m'avaient particulièrement marquée. J'ai vu des flamboyants ailleurs aussi, comme à Hawaii, mais
j'ai toujours eu l'impression que ceux que j'avais découverts à Ceylan, à Kandy, étaient les plus beaux. Peut-être est-ce très subjectif, sous l'effet de la découverte.










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