Séisme et sécurité: témoignage, infos, suite
Bonjour.
Ce que vous allez trouver là est la suite de l'article publié hier: ce quil y avait à dire était finalement un peu long pour le publier en une seule fois (je vous mettrai un petit article détente aussitôt après). Je vous remets quand même la liste des personnes invitées pour répondre aux questions:
De gauche à droite (pour une fois je donne les noms à la française, c'est-à-dire le prénom en premier):
-Toshihiko Hazumi, chef de la prévention à la caserne de pompiers de Ushigome
-Yoshino Endo, chef de la garde civile, caserne de pompiers de Ushigome
- Florence Kageyama, Française résidente au Japon qui a vécu Kobe
- Philippe Le Corre, consul
- Hideo Nagaki, premier adjoint au maire de Shinjuku
- Fumio Fujibayashi, chef de la prévention des crises, mairie de Shinjuku
Ceci pourra vous aider à suivre la suite.
Yoshino Endo, chef de la garde civile, caserne de pompiers de Ushigome explique qu'après avoir fait beaucoup d'efforts pour la prévention en agissant sur les règles de construction et autres méthodes de fond de ce genre, on travaille maintenant à un autre aspect qui parait très important: la prévention par la préparation des individus aux gestes qu'il faut avant, pendant et après. Egalement on travaille sur le problème des centres d'affaire des villes avec les migrations quotidiennes de population qu'ils entraînent. Personnes qu'il faut aussi aider, héberger, préparer à savoir retourner chez elles dans des cironstances de ce genre. On retrouve là l'écho fidèle de ce que m'avait dit l'un des responsables du bureau de recherche, et dont je vous avais fait part dans l'un des tout premiers articles de cette série.
Après les interventions déjà citées hier et celle que vous venez de lire, dont le témoignage de Florence Kageyama sur son vécu du séisme de Kobe, il y eut une longue séquence de questions / réponses. Comme ceci répond à des soucis des Français se trouvant au Japon (les plus perplexes étant les expats du privé arrivés de plus ou moins fraîche date), j'en fait part ici sans forme de synthèse, presque à l'état brut, sinon je n'aurai jamais fini de mettre ce compte-rendu à votre disposition
Q. Les écoles lieux de refuge (hinanjô) et grand lieu de refuge comme Korakuen (pour ceux qui habitent Ichigaya Iidabashi,; pour l'îlot 621 Kôjimachi Yonbanchô, c'est au Budokan comme pour l'école Fujimi)
R: Nuançons.
Si l'état des lieux le permet, rester chez soi
S'il faut évacuer, l'école la plus proche sera un lieu de refuge, d'hébergement.
Les grands centres de rassemblement comme Korakuen, Budokan etc, ce sont des points clés, avec toutes sortes d'aides dont les hopitaux et services médicaux de campagne etc et regroupement temporaire des personnes qui étaient prises loin de chez elles et essaieront de regagner leur domicile (d'où bien repérer les trajets même pour les faire à pied). C'est en dernier recours qu'on rejoint ces lieux-là.
Q. le dossier d'information pas reçu à l'inscription au consulat, il n'est pas toujours reçu, dans ce cas on ne connait pas sa circonscription, son îlotier:
R: Il est malheureusement possible qu'il y ait eu parfois des dysfonctionnements de la part des personnels, c'est fort dommage, on fait notre possible pour que cela ne se renouvelle pas. Maintenant, il arrive souvent aussi que les gens perdent le document, l'oublient etc.
De toute façon, ce document avait besoin d'une sérieuse refonte à laquelle on est en train de procéder.
Q. Les moyens de communication de l'ambassade en cas de grand séisme?.
R. On dispose de valises Immarsat et de téléphones cellulaires irridium. L'école française, diverses entreprises, sont équipées de valise immarsat.
17 téléphones cellulaires ont été remis à des îlotiers à la zone particulièrement peuplée ou à risque, dont un à Sendai. Difficile de rendre systématique étant donné l'importance de la dépense: 230000¥ pour l'appareil (= un peu plus de 1.500€ au change actuel) et 40€/mois pour l'abonnement.
Q. L'école française est-elle aussi lieu de refuge pour son quartier?
R. Oui.
L'école suit les règles du pays et du quartier d'accueil. -L'évacuation sera faite ou non selon l'état des bâtiments sur décision des pompiers (l'environnement immédiat, pour le site de Fujimi, est essentiellement constitué de nombreuses écoles). En cas d'évacuation, le lieu de regroupement est au Budokan du côté espace parking.
- Réglementairement, il y a au lycée le stock de nourriture de survie, eau, premiers médicaments et couvertures pour 3 jours.
- S'il y a évacuation, l'école prévient l'ambassade par valise Immersat; ensuite, la répercussion aux parents, c'est le problème.
Q. Faut-il aller chercher son enfant à l'école?.
R. Difficile de donner une réponse dans l'absolu. Trop de choses dépendent des circonstances, de l'impondérable. Et il ne faut pas oublier que nous dépendons aussi des instructions des Japonais.
Q. Que conseiller à un enfant qui se déplace seul dans Tokyo?.
R. Qu'il ait un téléphone portable, qu'il sache faire le numéro spécial NTT le 171 pour laisser un message disant où il se trouve, où il se réfugie; même numéro pour écouter le message.
Q. Et le rapatriement des Français?
R. Il n'est pas exclus, sur le papier, comme dans tout autre pays d'ailleurs. Sachant que certains préfèreront rester sur place où ils ont leur vie. D'autre part, l'évacuation ne serait pas forcément jusqu'en France, ce qui demanderait des vacations un peu trop longues pour faire face aux besoins, donc plus probablement dans un pays voisin.
Q. Le sac avec 3 jeunes enfants, ça risque de faire trop volumineux, trop lourd?.
R. Heuuuu, oui, mais essayer de faire le maximum.
Et pour tout le monde se rappeler l'importance des médicaments, en particulier pour ceux qui ont des cures quotidiennes, certains besoins particuliers.
Q. Problème du gaz?
R. A un peu tous les nivaux, les arrêts automatiques sont prévus afin qu'il y ait vraiment le moins possible de fuites.
Il y a environ une dizaine d'années (mauvaise mémoire des dates , mais je crois que c'est à peu près ça), tous les compteurs individuels ont été changés par Tokyo-gaz pour en mettre de plus perfectionnés qui se ferment automatiquement en cas de secousses atteignant telle intensité (5 je crois). Il en est de même de la plupart des appareils à gaz.
Q. Les portes écluses de protection des tsunami?.
R. Celles qui sont dans Tokyo seraient sans doute efficaces ou à peu près pour un tsunami de 1 mètre.
L'un des Japonais présents a dit qu'ils étaient d'autant plus motivés à faire tous les effotrts pour limiter les dégats que si l'univers de l'entreprise s'effondre, économiquement les répercussions portent sur le monde entier...
Fin de cette activité.
Les travaux pratiques.
Par ailleurs, 18 pompiers de la caserne de Ushigome sont venus pour animer divers apprentissages. Maintenant je cède la place à des photos et peu de texte.

Ce que vous allez trouver là est la suite de l'article publié hier: ce quil y avait à dire était finalement un peu long pour le publier en une seule fois (je vous mettrai un petit article détente aussitôt après). Je vous remets quand même la liste des personnes invitées pour répondre aux questions:
De gauche à droite (pour une fois je donne les noms à la française, c'est-à-dire le prénom en premier):
-Toshihiko Hazumi, chef de la prévention à la caserne de pompiers de Ushigome
-Yoshino Endo, chef de la garde civile, caserne de pompiers de Ushigome
- Florence Kageyama, Française résidente au Japon qui a vécu Kobe
- Philippe Le Corre, consul
- Hideo Nagaki, premier adjoint au maire de Shinjuku
- Fumio Fujibayashi, chef de la prévention des crises, mairie de Shinjuku
Ceci pourra vous aider à suivre la suite.
Yoshino Endo, chef de la garde civile, caserne de pompiers de Ushigome explique qu'après avoir fait beaucoup d'efforts pour la prévention en agissant sur les règles de construction et autres méthodes de fond de ce genre, on travaille maintenant à un autre aspect qui parait très important: la prévention par la préparation des individus aux gestes qu'il faut avant, pendant et après. Egalement on travaille sur le problème des centres d'affaire des villes avec les migrations quotidiennes de population qu'ils entraînent. Personnes qu'il faut aussi aider, héberger, préparer à savoir retourner chez elles dans des cironstances de ce genre. On retrouve là l'écho fidèle de ce que m'avait dit l'un des responsables du bureau de recherche, et dont je vous avais fait part dans l'un des tout premiers articles de cette série.
Après les interventions déjà citées hier et celle que vous venez de lire, dont le témoignage de Florence Kageyama sur son vécu du séisme de Kobe, il y eut une longue séquence de questions / réponses. Comme ceci répond à des soucis des Français se trouvant au Japon (les plus perplexes étant les expats du privé arrivés de plus ou moins fraîche date), j'en fait part ici sans forme de synthèse, presque à l'état brut, sinon je n'aurai jamais fini de mettre ce compte-rendu à votre disposition
Q. Les écoles lieux de refuge (hinanjô) et grand lieu de refuge comme Korakuen (pour ceux qui habitent Ichigaya Iidabashi,; pour l'îlot 621 Kôjimachi Yonbanchô, c'est au Budokan comme pour l'école Fujimi)
R: Nuançons.
Si l'état des lieux le permet, rester chez soi
S'il faut évacuer, l'école la plus proche sera un lieu de refuge, d'hébergement.
Les grands centres de rassemblement comme Korakuen, Budokan etc, ce sont des points clés, avec toutes sortes d'aides dont les hopitaux et services médicaux de campagne etc et regroupement temporaire des personnes qui étaient prises loin de chez elles et essaieront de regagner leur domicile (d'où bien repérer les trajets même pour les faire à pied). C'est en dernier recours qu'on rejoint ces lieux-là.
Donc, quand on doit évacuer les lieux, le premier réflexe doit être: l'école la plus proche de chez soi, que l'école soit publique ou privée.
Q. le dossier d'information pas reçu à l'inscription au consulat, il n'est pas toujours reçu, dans ce cas on ne connait pas sa circonscription, son îlotier:
R: Il est malheureusement possible qu'il y ait eu parfois des dysfonctionnements de la part des personnels, c'est fort dommage, on fait notre possible pour que cela ne se renouvelle pas. Maintenant, il arrive souvent aussi que les gens perdent le document, l'oublient etc.
De toute façon, ce document avait besoin d'une sérieuse refonte à laquelle on est en train de procéder.
Q. Les moyens de communication de l'ambassade en cas de grand séisme?.
R. On dispose de valises Immarsat et de téléphones cellulaires irridium. L'école française, diverses entreprises, sont équipées de valise immarsat.
17 téléphones cellulaires ont été remis à des îlotiers à la zone particulièrement peuplée ou à risque, dont un à Sendai. Difficile de rendre systématique étant donné l'importance de la dépense: 230000¥ pour l'appareil (= un peu plus de 1.500€ au change actuel) et 40€/mois pour l'abonnement.
Q. L'école française est-elle aussi lieu de refuge pour son quartier?
R. Oui.
L'école suit les règles du pays et du quartier d'accueil. -L'évacuation sera faite ou non selon l'état des bâtiments sur décision des pompiers (l'environnement immédiat, pour le site de Fujimi, est essentiellement constitué de nombreuses écoles). En cas d'évacuation, le lieu de regroupement est au Budokan du côté espace parking.
- Réglementairement, il y a au lycée le stock de nourriture de survie, eau, premiers médicaments et couvertures pour 3 jours.
- S'il y a évacuation, l'école prévient l'ambassade par valise Immersat; ensuite, la répercussion aux parents, c'est le problème.
Q. Faut-il aller chercher son enfant à l'école?.
R. Difficile de donner une réponse dans l'absolu. Trop de choses dépendent des circonstances, de l'impondérable. Et il ne faut pas oublier que nous dépendons aussi des instructions des Japonais.
Q. Que conseiller à un enfant qui se déplace seul dans Tokyo?.
R. Qu'il ait un téléphone portable, qu'il sache faire le numéro spécial NTT le 171 pour laisser un message disant où il se trouve, où il se réfugie; même numéro pour écouter le message.
Q. Et le rapatriement des Français?
R. Il n'est pas exclus, sur le papier, comme dans tout autre pays d'ailleurs. Sachant que certains préfèreront rester sur place où ils ont leur vie. D'autre part, l'évacuation ne serait pas forcément jusqu'en France, ce qui demanderait des vacations un peu trop longues pour faire face aux besoins, donc plus probablement dans un pays voisin.
Q. Le sac avec 3 jeunes enfants, ça risque de faire trop volumineux, trop lourd?.
R. Heuuuu, oui, mais essayer de faire le maximum.
Et pour tout le monde se rappeler l'importance des médicaments, en particulier pour ceux qui ont des cures quotidiennes, certains besoins particuliers.
Q. Problème du gaz?
R. A un peu tous les nivaux, les arrêts automatiques sont prévus afin qu'il y ait vraiment le moins possible de fuites.
Il y a environ une dizaine d'années (mauvaise mémoire des dates , mais je crois que c'est à peu près ça), tous les compteurs individuels ont été changés par Tokyo-gaz pour en mettre de plus perfectionnés qui se ferment automatiquement en cas de secousses atteignant telle intensité (5 je crois). Il en est de même de la plupart des appareils à gaz.
Q. Les portes écluses de protection des tsunami?.
R. Celles qui sont dans Tokyo seraient sans doute efficaces ou à peu près pour un tsunami de 1 mètre.
L'un des Japonais présents a dit qu'ils étaient d'autant plus motivés à faire tous les effotrts pour limiter les dégats que si l'univers de l'entreprise s'effondre, économiquement les répercussions portent sur le monde entier...
Fin de cette activité.
Les travaux pratiques.
Par ailleurs, 18 pompiers de la caserne de Ushigome sont venus pour animer divers apprentissages. Maintenant je cède la place à des photos et peu de texte.

Les enfants apprennent à se servir d'un extincteur

Le camion où on fait l'expérience de secousses de diverses forces.

La tente où l'on fait expérimenter la progression dans une fumée épaisse

Les produits d'urgence (ce qui pourrait être le contenu du sac, sauf que le casque, on le met sur la tête pour se protéger de ce qui tombe)

On apprend aussi les rudiments de la respiration artificielle


Initiation au massage cardiaque

Découverte du défibrilateur. Maintenant, il y en a de disponibles dans quelques couloirs de métro de Tokyo

Les enfants ont de quoi s'occuper

Un pot était préparé pour remercier toutes ces personnes qui nous ont consacré leur dimanche.

avec bien sûr les paroles de remerciements réciproques.
Et soyez remerciés aussi, vous qui avez lu cela.

Le camion où on fait l'expérience de secousses de diverses forces.

La tente où l'on fait expérimenter la progression dans une fumée épaisse

Les produits d'urgence (ce qui pourrait être le contenu du sac, sauf que le casque, on le met sur la tête pour se protéger de ce qui tombe)

On apprend aussi les rudiments de la respiration artificielle


Initiation au massage cardiaque

Découverte du défibrilateur. Maintenant, il y en a de disponibles dans quelques couloirs de métro de Tokyo

Les enfants ont de quoi s'occuper

Un pot était préparé pour remercier toutes ces personnes qui nous ont consacré leur dimanche.

avec bien sûr les paroles de remerciements réciproques.
Et soyez remerciés aussi, vous qui avez lu cela.
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