Sécurité, aide, croix-rouge sur le terrain: séisme de Niigata
Je n'ai pas pu m'empêcher de constater que le séisme qui a frappé la région de Niigata, au nord-ouest de l'île principale appelée Honshu, s'est produit deux jours après que j'ai enfin publié le compte-rendu d'une réunion d'informations à la Croix-Rouge du Japon, réunion tenue pour les îlotiers français.

Ce séisme est survenu hier lundi 16 juillet à 10 du matin heure locale. A ce moment-là, j'étais assise devant mon ordinateur, en train de répondre à un des amis blogueurs. J'ai senti un premier petit quelque chose de chaise un peu secouée et ça s'est arrêté assez rapidement mais très en dégradé. Dans ces cas, on reste en attente. En effet, c'est peut-être fini, mais c'est peut-être aussi annonciateur de quelque chose de plus, qui est souvent beaucoup plus.
On finit par connaître.
Quand la suite est arrivée, je n'ai pas été vraiment surprise mais déçue quand même et inquiète en me demandant jusqu'à quel point ce serait fort. Je me suis levée pour éteindre la veilleuse du chauffe-eau. Je me suis rendu compte que ce n'était finalement pas la peine de faire beaucoup plus mais suis restée debout.
L'impression était très curieuse, celle qu'il n'y avait rien, ou presque rien et pourtant je me suis retrouvée avec le corps qui oscillait très légèrement d'avant en arrière, et mon mari aussi.
Quasiment dans la minute qui suit, la telévision fait une première annonce et c'est très rapidement (2 à 3 minutes) qu'on a les renseignements: où (l'épicentre) et quelle intensité.
A Niigata, c'était magnitude M6.... (Tokyo, 3) Il y a effectivement eu beaucoup de dégâts.
L'habitat: tout ce qui était construction récente a bien tenu.

(une remarque pour les photos: ce sont des photos de l'écran de télé; je n'ai pas encore trouvé le truc qui permet de faire de bonnes photos dans ce cas. Heureusement, le petit format atténue les défauts)

Ce séisme est survenu hier lundi 16 juillet à 10 du matin heure locale. A ce moment-là, j'étais assise devant mon ordinateur, en train de répondre à un des amis blogueurs. J'ai senti un premier petit quelque chose de chaise un peu secouée et ça s'est arrêté assez rapidement mais très en dégradé. Dans ces cas, on reste en attente. En effet, c'est peut-être fini, mais c'est peut-être aussi annonciateur de quelque chose de plus, qui est souvent beaucoup plus.
On finit par connaître.
Quand la suite est arrivée, je n'ai pas été vraiment surprise mais déçue quand même et inquiète en me demandant jusqu'à quel point ce serait fort. Je me suis levée pour éteindre la veilleuse du chauffe-eau. Je me suis rendu compte que ce n'était finalement pas la peine de faire beaucoup plus mais suis restée debout.
L'impression était très curieuse, celle qu'il n'y avait rien, ou presque rien et pourtant je me suis retrouvée avec le corps qui oscillait très légèrement d'avant en arrière, et mon mari aussi.
Quasiment dans la minute qui suit, la telévision fait une première annonce et c'est très rapidement (2 à 3 minutes) qu'on a les renseignements: où (l'épicentre) et quelle intensité.
A Niigata, c'était magnitude M6.... (Tokyo, 3) Il y a effectivement eu beaucoup de dégâts.
L'habitat: tout ce qui était construction récente a bien tenu.

(une remarque pour les photos: ce sont des photos de l'écran de télé; je n'ai pas encore trouvé le truc qui permet de faire de bonnes photos dans ce cas. Heureusement, le petit format atténue les défauts)
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Ce n'est évidemment pas dès les première minutes que les images de ce genre ont pu nous être montrées. On accède par le toit pour dégager des personnes coincées. Genre de chose que j'avais vue en démonstration 2 ans auparavant:


là, c'était supposé être à une certaine hauteur d'où l'utilisation de la grue dans la démonstration. Un gros plan sur le toit de la maison individuelle:

Une chose très vite installée, c'est un des types de tente dont on a parlé dans le précédent article de cette catégorie:
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Elle est placée devant l'entrée d'un hôpital et elle sert d'espace de tri des blessés qui se présentent. On a vu aussi un "container" comme ceux dont je parlais dans l'article d'il y a quelques jours, et a aussi été installée aujourd'hui une tente grande surface.


Nous sommes là dans une région où il y a beaucoup de maisons individuelles traditionnelles, en bois et toit de belles tuiles. certaines de ces maisons sont anciennes. Beaucoup de charme, c'est certain, mais peu solide dans des cas de ce genre.Les plus chanceux se félicitent qu'il n'y ait pas de blessé chez eux , que les murs et toit aient résisté, même si à l'intérieur de la maison, tout est tombé à terre.

C'est le cas des parents d'une jeune fille que nous connaissons bien.
Autre problème pratique pour la vie après séisme: dans la plupart des cas, plus d'électricité, plus d'eau qui arrive, plus de gaz... Pour les conséquences, vous pouvez tout imaginer comme inconvénients. Par exemple, comment préparer le biberon de bébé? etc etc.
L'info circule entre ilôtiers français qu'il faut éviter autant que possible d'aller dans les grands refuges pour rester chez soi parce que l'expérience est traumatisante.



un peu plus de 12.000 personnes ont été ainsi hébergées la nuit dernière. Nourriture: une grosse boulette de riz (onigiri) chacun; un peu d'eau potable en bouteille. Aujourd'hui, manque cruel d'au pour se laver les mains, la figure., pour les toilettes. Besoin d'un petit quelque chose de plus pour la nourriture. Sommeil preque pas possible: promiscuité, lumière, bruit, mais aussi tension nerveuse, traumatisme du grand tremblement de terre en hiver il y a 3 ans qui est revenu.
Des secousses permanentes, et ça devrait durer une semaine encore.
Penser que la maison endommagée il y a 3 ans avait été bien réparée et c'est à nouveau tout à refaire.
J'admire le courage de ces personnes, la dignité qu'elles conservent...
En plus, la pluie (rappelez-vous, saison des pluies + typhon) qui s'était arrêtée hier a repris de plus belle aujourd'hui. Des maisons dans lesquelles ils pouvaient envisager de camper, ce n'est plus possible à cause des infiltrations de pluie en raison du toit endommagé et autres fissures.
Des équipes de spécialistes sont passées partout pour ausculter les maisons et lorsqu'ils constataient qu'elles présentaient un trop grand risque d'effondrement, surtout avec ces constantes secousses de réplique, une affichette était apposée à la maison et le cordon jaune mis.
Des personnes avaient quitté leur maison pour la nuit. Quand elles sont revenues le lendemain matin, c'était pour constater qu'entre temps elle était devenue totalement inutilisable.
fin du 2 jour, la fatigue commence à se faire sentir et les accidents de santé qui y sont liés en particulier pour les personnes âgées.
L'accès à cette région a été interrompu: voies de chemin de fer obstruées par des pylones tombés, par un train déraillé, des éboulement de terrain, routes défoncées, déglinguées...


Aujourd'hui, on parlait aussi du risque de glissements de terrain, cette autre plaie du Japon. Surtout que la pluie est revenue.
Quelques chiffres:
- un bon millier de blessés
- 9 morts
- 25.000 foyeres san electricitté
- 56.000 foyers sans eau
- 10 à 12.000 réfugiés
- 6.000 "repas" et ce n'est pas encore assez.
- les trouffions s'occupent de l'eau et de la soupe...
A suivre,

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