Le théâtre Kabuki 2
Bonjour


Ces quelques lignes vont justement répondre à des questions posées.
1. Comment ça se passe pour les pièces très longues au Théâtre National?
J'indiquais des longueurs exceptionnelles, toutefois 3 ou 4 heures, c'est assez courant. La représentation de matinée commence à 11h. Il y plus long long pour le déjeuner. Quand on réserve ses places, on peut aussi réserver son repas au principal restaurant du théâtre. Ce qui est servi ce sont des "bento" (boîte de repas) de qualité: toute une variété de choses, chacune en petite quantité, à la japonaise, mai sil y a aussi le bol de soupe chaude. Sinon, différents points de vente permettent d'acheter des sandwichs; je crois me rappeler qu'il y a aussi la possibilité du bol de nouilles. Et il y a les spectateurs qui ont apporté ce qu'il faut, qu'ils mangent dans un espace un peu aménagé à cet effet.
Et pour les pièces très très longues, elles sont programmées en 2 parties, matinée et soirée (qui commence à 18h et même système pour le repas) et on choisit de voir l'un ou l'autre elon son goût. Certains peuvent choisir de tout voir, mais ce ne sera pas dans la même journée en général. Et non, ce n'est pas gênant pour la compréhension ou la progression de l'action: il y a beaucoup d'incidentes, souvent des doubles intrigues etc et il finit par y avoir des parties assez indépendantes.

2. Des traductions?
Au Théâtre National, on vend des programmes en anglais. Ils sont moins complets que le programme en japonais, mais ils donnent le synopsis. Je ne sais plus s'il en est de même au Kabukiza.
Mais il faut savoir aussi que la compréhension n'est pas toujours aisée pour les Japonais eux-mêmes à cause de la langue un peu ancienne. On peut donc louer des écouteurs qui donnent des explications, pas seulement sur le sens du dialogue mais aussi les divers éléments constituants du kabuki du genre "et ce petit roulement de tambour en sourdine représente la neige qui tombe" ou "ce costume avec tel et tel élément permet de reconnaître une courtisane de grand luxe (o-hiran)." Personnellement, comme tout ça je le sais, je préfère nettement avoir pu me documenter sur la pièce avant si possible, acheter le programme anglais si justement je n'ai pas trouvé le synopsis en français ou en anglais sur le net, et être tout yeux et tout ouïe pour le spectacle et son rythme dans lesquels je me plonge.
Dès que j'aurai l'occasion d'aller à la bibliothèque Médiathèque de l'Institut je vérifierai s'il n'y a pas quelques pièces dont une traduction française aurait été publiée. Mais à mon avis, ça donne pas grand chose: c'est vraiment un spectacle complet avec sa diction particulière, les danses, les changements de décors , de costumes à vue etc etc.
3. Qui est acteur, quelle formation?
Il est vrai que à la base, ce sont des lignées. On tombe dans la marmite à la naissance, on est tout de suite formé et la présentation au public a lieu très tôt. Regardez donc ce charmant exemple:

Nous assistons là à la présentation au public de ce bout de chou qui fait ses débuts officiels sur la scène. Il est présenté par son grand-père et son papa joue lui aussi dans cette scène, en rôle féminin (d'autres photos une autre fois). Mais c'est que notre petit bonhomme était ma foi pas mal du tout.
Un exemple encore: nous connaissons un acteur de kabuki de rôles féminins "onnagata" (il était étudiant dans la classe de mon mari à l'Université, il y a de cela une bonne vingtaine d'années). Son père est décédé alors que lui-même était encore très jeune. La maman a craint alors que la carrière soit définitivement compromise. Heureusement un oncle s'est chargé de continuer sa formation, mais la maman trouvait que ce n'était pas tout à fait aussi bien, et que sa carrière progressait de façon un peu ralentie. Je vous rassure, finalement, ça s'est tout de même assez bien déroulé pour lui.
La politique du Théâtre National est de faire évoluer un peu cette situation et de créer des possibilités pour des personnes très motivées qui ne sont pas du sérail. Les textes et mises en secène, gestuelles etc qi jusqu'à une date encore récente éaient transmis uniquement par la tradition orale et la formation au sein du clan, maintenant sont progressivement consignés par écrit.
Mais pour ces courageux, il reste très difficile de se faire une petite place au soleil du kabuki.
1. Comment ça se passe pour les pièces très longues au Théâtre National?
J'indiquais des longueurs exceptionnelles, toutefois 3 ou 4 heures, c'est assez courant. La représentation de matinée commence à 11h. Il y plus long long pour le déjeuner. Quand on réserve ses places, on peut aussi réserver son repas au principal restaurant du théâtre. Ce qui est servi ce sont des "bento" (boîte de repas) de qualité: toute une variété de choses, chacune en petite quantité, à la japonaise, mai sil y a aussi le bol de soupe chaude. Sinon, différents points de vente permettent d'acheter des sandwichs; je crois me rappeler qu'il y a aussi la possibilité du bol de nouilles. Et il y a les spectateurs qui ont apporté ce qu'il faut, qu'ils mangent dans un espace un peu aménagé à cet effet.
Et pour les pièces très très longues, elles sont programmées en 2 parties, matinée et soirée (qui commence à 18h et même système pour le repas) et on choisit de voir l'un ou l'autre elon son goût. Certains peuvent choisir de tout voir, mais ce ne sera pas dans la même journée en général. Et non, ce n'est pas gênant pour la compréhension ou la progression de l'action: il y a beaucoup d'incidentes, souvent des doubles intrigues etc et il finit par y avoir des parties assez indépendantes.

2. Des traductions?
Au Théâtre National, on vend des programmes en anglais. Ils sont moins complets que le programme en japonais, mais ils donnent le synopsis. Je ne sais plus s'il en est de même au Kabukiza.
Mais il faut savoir aussi que la compréhension n'est pas toujours aisée pour les Japonais eux-mêmes à cause de la langue un peu ancienne. On peut donc louer des écouteurs qui donnent des explications, pas seulement sur le sens du dialogue mais aussi les divers éléments constituants du kabuki du genre "et ce petit roulement de tambour en sourdine représente la neige qui tombe" ou "ce costume avec tel et tel élément permet de reconnaître une courtisane de grand luxe (o-hiran)." Personnellement, comme tout ça je le sais, je préfère nettement avoir pu me documenter sur la pièce avant si possible, acheter le programme anglais si justement je n'ai pas trouvé le synopsis en français ou en anglais sur le net, et être tout yeux et tout ouïe pour le spectacle et son rythme dans lesquels je me plonge.
Dès que j'aurai l'occasion d'aller à la bibliothèque Médiathèque de l'Institut je vérifierai s'il n'y a pas quelques pièces dont une traduction française aurait été publiée. Mais à mon avis, ça donne pas grand chose: c'est vraiment un spectacle complet avec sa diction particulière, les danses, les changements de décors , de costumes à vue etc etc.
3. Qui est acteur, quelle formation?
Il est vrai que à la base, ce sont des lignées. On tombe dans la marmite à la naissance, on est tout de suite formé et la présentation au public a lieu très tôt. Regardez donc ce charmant exemple:

Nous assistons là à la présentation au public de ce bout de chou qui fait ses débuts officiels sur la scène. Il est présenté par son grand-père et son papa joue lui aussi dans cette scène, en rôle féminin (d'autres photos une autre fois). Mais c'est que notre petit bonhomme était ma foi pas mal du tout.
Un exemple encore: nous connaissons un acteur de kabuki de rôles féminins "onnagata" (il était étudiant dans la classe de mon mari à l'Université, il y a de cela une bonne vingtaine d'années). Son père est décédé alors que lui-même était encore très jeune. La maman a craint alors que la carrière soit définitivement compromise. Heureusement un oncle s'est chargé de continuer sa formation, mais la maman trouvait que ce n'était pas tout à fait aussi bien, et que sa carrière progressait de façon un peu ralentie. Je vous rassure, finalement, ça s'est tout de même assez bien déroulé pour lui.
La politique du Théâtre National est de faire évoluer un peu cette situation et de créer des possibilités pour des personnes très motivées qui ne sont pas du sérail. Les textes et mises en secène, gestuelles etc qi jusqu'à une date encore récente éaient transmis uniquement par la tradition orale et la formation au sein du clan, maintenant sont progressivement consignés par écrit.
Mais pour ces courageux, il reste très difficile de se faire une petite place au soleil du kabuki.
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