Je suis déjà en 2007, omisoka au japon
新年開けましておめでとう
今年もよろしくお願いします
QUE CETTE NOUVELLE ANNÉE
VOUS SOIT LA PLUS DOUCE POSSIBLE
Bon. Moi, j'ai de l'avance sur vous, sur tout le monde en fait. Ça fait déjà une demie-heure que je suis en 2007, héhé. Quel effet ça fait? Ben... je n'ai pas vu passer de comète, la Terre ne s'est pas effondrée, il n'y pas eu de miracle non plus, je n'ai rien constaté de spécial, la fuite du temps faisant partie des banalités quotidienne.
Alors, les traditions japonaises pour la Saint Sylvestre appelée ici omisoka?
S’y est ensuite ajoutée l’habitude de passer la nuit au sanctuaire (shintoïste), où se déroulait une cérémonie au cours de laquelle le prêtre sonnait 108 fois la cloche, 108 comme le nombre de mauvais désirs terrestres qu’il faut s’efforcer d’éloigner. En fait, ce qu’on attendait pendant cette veillée nocturne dans le calme et le recueillement (au temple ou chez soi), c’était accueillir le dieu de la nouvelle année auquel on demandait d’assurer la continuité du temps et l’abondance de l’année à venir.
Lorsque toutes les traditions étaient respectées, ce n’était que le 4e jour de l’année qu’on pouvait se rendre au temple bouddhique (qui s’apparente beaucoup à un monastère) pour y présenter ses vœux et ses offrandes (ce qu’on appelait « tera shogatsu »). En effet, la religion bouddhique était ressentie comme ayant un caractère funèbre (cérémonies de naissance et de mariage sous le rite shintoïste, mais les cérémonies funèbres sous le rite bouddhique) ; on considérait donc que ça risquait de porter malheur en ces premiers jours de l’année dédiés à la régénérescence et à la naissance
Dans les campagnes, on disait que dormir la nuit de la Saint-Sylvestre faisait venir des cheveux blancs et des rides.
*Chez les jeunes, les habitudes de calme qui prévalaient au Japon pour la Saint-Sylvestre (contrairement à ce qui se passe dans tant d’autres pays) est en train de se perdre. Tout comme on pourrait le voir à Paris, Londres ou New-York, ils sont maintenant nombreux dans certaines places publiques, à attendre le décompte de minuit puis se livrer à une grande excitation quand l’heure est venue. Mais je crois qu’on est encore loin de la socialisation généralisée de cette soirée.
Pour d’autres, il y a une signification un peu moins triviale à cette tradition : c’est faire passer (quand on avale) l’année en train de se terminer, et faire le souhait de longue vie (tout comme les nouilles sont longues). Et pour beaucoup maintenant, surtout chez les jeunes, c’est principalement sacrifier à une habitude en faisant comme tout le monde, mais on ne se soucie pas trop de savoir pourquoi c’est comme ça.
On fait aussi son ikebana du nouvel an. Les éléments à utiliser sont déterminés: branche de pin, senryo (j'ignore le nom français, c'est avec les petites baiens rouges, dans la photo) et la fleur est souvent une variété ou l'autre (il y en a tellement) de chrysanthème.
今年もよろしくお願いします
QUE CETTE NOUVELLE ANNÉE
VOUS SOIT LA PLUS DOUCE POSSIBLE
Bon. Moi, j'ai de l'avance sur vous, sur tout le monde en fait. Ça fait déjà une demie-heure que je suis en 2007, héhé. Quel effet ça fait? Ben... je n'ai pas vu passer de comète, la Terre ne s'est pas effondrée, il n'y pas eu de miracle non plus, je n'ai rien constaté de spécial, la fuite du temps faisant partie des banalités quotidienne.
Alors, les traditions japonaises pour la Saint Sylvestre appelée ici omisoka?
* L’habitude de passer la nuit blanche vient d’une tradition chinoise où on attendait ainsi pour être sûr de ne pas manquer le premier lever de soleil de l’année, pour « protéger l’année ».
S’y est ensuite ajoutée l’habitude de passer la nuit au sanctuaire (shintoïste), où se déroulait une cérémonie au cours de laquelle le prêtre sonnait 108 fois la cloche, 108 comme le nombre de mauvais désirs terrestres qu’il faut s’efforcer d’éloigner. En fait, ce qu’on attendait pendant cette veillée nocturne dans le calme et le recueillement (au temple ou chez soi), c’était accueillir le dieu de la nouvelle année auquel on demandait d’assurer la continuité du temps et l’abondance de l’année à venir.
* On ne passe plus la nuit au temple, mais on sonne toujours la cloche108 fois, à un rythme assez lent, en commençant un peu avant minuit (joya no kane 除夜の鐘). Reste aussi l’habitude de se rendre au temple pour le Nouvel An, ce qu’on appelle « hatsumode » . Il s’agit du sactuaire shintoïste.
Lorsque toutes les traditions étaient respectées, ce n’était que le 4e jour de l’année qu’on pouvait se rendre au temple bouddhique (qui s’apparente beaucoup à un monastère) pour y présenter ses vœux et ses offrandes (ce qu’on appelait « tera shogatsu »). En effet, la religion bouddhique était ressentie comme ayant un caractère funèbre (cérémonies de naissance et de mariage sous le rite shintoïste, mais les cérémonies funèbres sous le rite bouddhique) ; on considérait donc que ça risquait de porter malheur en ces premiers jours de l’année dédiés à la régénérescence et à la naissance
Dans les campagnes, on disait que dormir la nuit de la Saint-Sylvestre faisait venir des cheveux blancs et des rides.
*Chez les jeunes, les habitudes de calme qui prévalaient au Japon pour la Saint-Sylvestre (contrairement à ce qui se passe dans tant d’autres pays) est en train de se perdre. Tout comme on pourrait le voir à Paris, Londres ou New-York, ils sont maintenant nombreux dans certaines places publiques, à attendre le décompte de minuit puis se livrer à une grande excitation quand l’heure est venue. Mais je crois qu’on est encore loin de la socialisation généralisée de cette soirée.
* S’est instaurée aussi la tradition de manger des nouilles de sarrasin ce soir-là : « otoshikoshisoba », les « nouilles pour faire passer l’année »
Certains disent que c’est parce que c’est vite préparé, ce qui est bien commode quand on fait enfin « ouf ! » en mettant la touche finale aux préparatifs des jours à venir. Pour d’autres, il y a une signification un peu moins triviale à cette tradition : c’est faire passer (quand on avale) l’année en train de se terminer, et faire le souhait de longue vie (tout comme les nouilles sont longues). Et pour beaucoup maintenant, surtout chez les jeunes, c’est principalement sacrifier à une habitude en faisant comme tout le monde, mais on ne se soucie pas trop de savoir pourquoi c’est comme ça.
On fait aussi son ikebana du nouvel an. Les éléments à utiliser sont déterminés: branche de pin, senryo (j'ignore le nom français, c'est avec les petites baiens rouges, dans la photo) et la fleur est souvent une variété ou l'autre (il y en a tellement) de chrysanthème.
un de mes ikebana de Nouvel An | décoration florale dans un temple |
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un de mes ikebana de Nouvel An
décoration florale dans un temple