Un aspect du commerce de luxe étranger, au Japon.
Bonjour, ou bonsoir, selon votre heure.
Samedi avait lieu l'ouverture d'un nouveau magasin à Ginza, cette avenue jumelée aux Champs-Elysées: Gucci y a maintenant pignon sur rue avec un magasin d'une assez jolie surface au sol et sur 4 ou 5 étages. Ce n'est maintenant qu'un magasin de plus de ce genre dans cette avenue et ses abords immédiats. En quelques toutes petites années, je ne reconnais plus Ginza, tout est reconstruit, façadé dans des styles qui se veulent résolument modernes et parfois un peu chichiteux sous des apparences prétenduement dépouillées. Ce sont essentiellement les grandes marques françaises et italiennes de mode. Je crois me rappeler qu'un des premiers a été Dior. Récemment, c'est Vuiton aussi qui a ouvert son magasin à cet endroit . On y fait tout de même un peu moins la queue qu'à Paris où aux Japonais se joignent Coréens et Chinois. Je ne sais plus très bien quelle autre grande maison française ou italienne doit elle aussi ouvrir sa grande boutique d'ici deux ou trois mois dans ce même quartier.
C'est que les Japonais(es) aiment les produits de grandes marques. Ce que je trouve plutôt triste, c'est que ce n'est généralement pas pour la qualité de la coupe, du style, du matériau utilisé comme avec les beaux tissus ou les beaux cuirs. C'est pour le nom. Pour la façade, ce qu'on appelle ici "o mie" (prononcer comme s'il y avait un accent sur le e). Pour le plaisir de vanité. Pour faire comme d'autres. "moi aussi, je peux m'offir ça!". Le reportage montrait des personnes qui avaient vraiment tous les signes du japonais très moyens sortir du magasin avec ses emplettes: qui le porte carte de métro (style carte orange) à 25.000¥ soit 167€, qui un sac qui me semble un grand fourre-tout en toile pour les courses mais qui a couté la bagatelle de 100.000¥ (665€) et bien décidé à revenir faire chauffer la carte après le déjeuner.
Dommage, mais pas pour tout le monde: les marques en question en profite.

En 10 ans, la vente des produits de grandes marques a augmenté 3,5 fois. Ces dernières années, Gucci (qui avait tout de même ses points de vente, bien sûr) a progressé de 22,7%. Il serait intéressant de disposer d'un peu plus de chiffres encore.
Toutefois nous disposons d'une autre donnée pour attester de l'augmentation de la demande dans ce domaine, c'est la progression et le développement de l'installation de diverses maisons de prêt à porter, entre autre pour enfants.
Voici quelques exemples que j'ai trouvés:
- début octobre, Clayeux, vêtements et accessoires pour enfants, s'installe dans une boutique de 70 m2 à Hiroo, un quartier presque résidenciel.
- mi octobre, c'est Montblanc qui ouvre une surface de 493 m2 à Ginza et l'on déclare que c'est "la plate-forme d'une expansion future".
- même période, Gas ouvre une boutique sur la Meijidori, rue réputée pour ses commerces de mode, et l'on signale la présence accrue de la marque dans les réseaux de distribution du pays.
- toujours en octobre: Bonpoint, la marque pour enfants, se déploie au Japon. Jusqu'à fin 2005, elle n'avait qu'un point de vente à Isetan. mais cette année 2006, elle en a ouvert 4 autres.
- fin octobre, on signale que Anne Fontaine qui avait quitté le Japon en 2003 prépare un retour en force.
Je pense que cette énumération, certainement non exhaustive, est suffisamment parlante. Je pourrais parler aussi du nombre de boutiques Zara qui a augmenté, etc.
Il peut être intéressant de savoir qu'il y a 4 ou 5 ans déjà, le nombre des Américains présents au Japon était largement le plus important pour la présence étrangère, mais pour le nombre d'entreprises présentes (y compris les entreprises privées crées sur place) c'était la France qui avait la première place.
Il ne me reste plus qu'à formuler un souhait: que ne soit pas oublié le côté très versatile du public japonais…
Samedi avait lieu l'ouverture d'un nouveau magasin à Ginza, cette avenue jumelée aux Champs-Elysées: Gucci y a maintenant pignon sur rue avec un magasin d'une assez jolie surface au sol et sur 4 ou 5 étages. Ce n'est maintenant qu'un magasin de plus de ce genre dans cette avenue et ses abords immédiats. En quelques toutes petites années, je ne reconnais plus Ginza, tout est reconstruit, façadé dans des styles qui se veulent résolument modernes et parfois un peu chichiteux sous des apparences prétenduement dépouillées. Ce sont essentiellement les grandes marques françaises et italiennes de mode. Je crois me rappeler qu'un des premiers a été Dior. Récemment, c'est Vuiton aussi qui a ouvert son magasin à cet endroit . On y fait tout de même un peu moins la queue qu'à Paris où aux Japonais se joignent Coréens et Chinois. Je ne sais plus très bien quelle autre grande maison française ou italienne doit elle aussi ouvrir sa grande boutique d'ici deux ou trois mois dans ce même quartier.
C'est que les Japonais(es) aiment les produits de grandes marques. Ce que je trouve plutôt triste, c'est que ce n'est généralement pas pour la qualité de la coupe, du style, du matériau utilisé comme avec les beaux tissus ou les beaux cuirs. C'est pour le nom. Pour la façade, ce qu'on appelle ici "o mie" (prononcer comme s'il y avait un accent sur le e). Pour le plaisir de vanité. Pour faire comme d'autres. "moi aussi, je peux m'offir ça!". Le reportage montrait des personnes qui avaient vraiment tous les signes du japonais très moyens sortir du magasin avec ses emplettes: qui le porte carte de métro (style carte orange) à 25.000¥ soit 167€, qui un sac qui me semble un grand fourre-tout en toile pour les courses mais qui a couté la bagatelle de 100.000¥ (665€) et bien décidé à revenir faire chauffer la carte après le déjeuner.
Dommage, mais pas pour tout le monde: les marques en question en profite.

En 10 ans, la vente des produits de grandes marques a augmenté 3,5 fois. Ces dernières années, Gucci (qui avait tout de même ses points de vente, bien sûr) a progressé de 22,7%. Il serait intéressant de disposer d'un peu plus de chiffres encore.
Toutefois nous disposons d'une autre donnée pour attester de l'augmentation de la demande dans ce domaine, c'est la progression et le développement de l'installation de diverses maisons de prêt à porter, entre autre pour enfants.
Voici quelques exemples que j'ai trouvés:
- début octobre, Clayeux, vêtements et accessoires pour enfants, s'installe dans une boutique de 70 m2 à Hiroo, un quartier presque résidenciel.
- mi octobre, c'est Montblanc qui ouvre une surface de 493 m2 à Ginza et l'on déclare que c'est "la plate-forme d'une expansion future".
- même période, Gas ouvre une boutique sur la Meijidori, rue réputée pour ses commerces de mode, et l'on signale la présence accrue de la marque dans les réseaux de distribution du pays.
- toujours en octobre: Bonpoint, la marque pour enfants, se déploie au Japon. Jusqu'à fin 2005, elle n'avait qu'un point de vente à Isetan. mais cette année 2006, elle en a ouvert 4 autres.
- fin octobre, on signale que Anne Fontaine qui avait quitté le Japon en 2003 prépare un retour en force.
Je pense que cette énumération, certainement non exhaustive, est suffisamment parlante. Je pourrais parler aussi du nombre de boutiques Zara qui a augmenté, etc.
Il peut être intéressant de savoir qu'il y a 4 ou 5 ans déjà, le nombre des Américains présents au Japon était largement le plus important pour la présence étrangère, mais pour le nombre d'entreprises présentes (y compris les entreprises privées crées sur place) c'était la France qui avait la première place.
Il ne me reste plus qu'à formuler un souhait: que ne soit pas oublié le côté très versatile du public japonais…
Une autre réalité:
dans les allées de Asakusa, le décrochez-moi-ça à prix avantageux a du succès | à Ueno, un autre magasin bon marché habituellement très fréquenté, et très kitch: la déco n'a aucun rapport avec le style de ce qui est vendu :lol: |
A Tokyo, on trouve de tout à tous les prix…
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dans les allées de Asakusa, le décrochez-moi-ça à prix avantageux a du succès
à Ueno, un autre magasin bon marché habituellement très fréquenté, et très kitch: la déco n'a aucun rapport avec le style de ce qui est vendu :lol: