Comment s'est formé mon intérêt pour le Japon
Récemment, j'ai dit ici que mon intérêt pour le Japon était pré-existant quand j'ai fait la connaissance de celui qui est devenu mon mari.
Ces dernières années, je me suis posé la question de savoir comment cet intérêt était né. Je vous présente aujourd'hui ce que j'ai pu reconstituer.
Depuis mon enfance, j'ai un peu entendu parler de ce pays. En effet, l'ami d'enfance de mon père avait une sœur, Madeleine, qui était mariée à un journaliste anglais (j'aurai quelque chose d'intéressant à vous raconter à propos de Sir Redman, quelque chose qui appartient, en quelque sorte, à l'Histoire contemporaine) et ils vivaient au Japon depuis avant la guerre. Je crois me rappeler qu'ils sont partis au début des années 40, à moins que ce soit encore plus tôt. Donc j'entendais parler de Madeleine qui faisait ses voyages en bateau et qui ne pouvait pas souvent revenir en Europe. Madeleine et son mari qui se plaisaient tant dans ce pays où ils vivaient. Et ces deux belles coupes très légères en bois laqué doré? Ça vient du Japon, c'est Madeleine. Et regarde ce beau tissu broché, Mimi, ça vient du Japon.
Et puis quand j'étais lycéenne en 2e au lycée Claude Monet à Paris, j'ai eu un prof de français, Madame Saunier, dont j'appréciais beaucoup la personnalité chaleureuse; j'ai ensuite suivi des cours-conférence de son mari, à la Sorbonne: il était le spécialiste de l'époque pour la littérature du Moyen-Age et il en parlait de façon passionnante. Sa femme, ma prof, elle, appréciait beaucoup la poésie japonaise et nous en avait parlé plus d'une fois. Elle ouvrait ainsi un peu plus mon approche de ce pays et la curiosité que je pouvais en avoir.
De plus, en seconde, on a au programme de géographie, l'Asie, le Japon. Tout ce que disait la prof éveillait ma curiosité. Dont un fait tout particulièrement: elle nous disait (parce que c'était dans le livre, elle n'y était jamais allé elle-même:lol:) que la vie des Japonais était un mélange d'habitudes traditionnelles et occidentales modernes; par exemple, ils partaient au bureau en costard (elle n'employait pas ce mot) et, rentrés chez eux, se changeaient pour se mettre en kimono, etc etc. Ça, ça m'intriguait! Je me demandais ce que ça pouvait donner pour de bon. Et puis ces photos dans les livres, l'architecture et tout et tout. C'est là que s'est précisée mon intention de mettre le pied dans ce pays.
Autre signe du destin: au début des années 60, pour la première fois une délégation japonaise, de chez Honda, venait rendre visite au fabricant français de voiture: Renault. Et c'est justement mon père, qui parlait anglais, qui avait été chargé de les recevoir et de s'occuper d'eux pour la journée. J'ai oublié les détails de ce que Papa nous avait raconté, mais je me rappelle parfaitement le principal cadeau qu'il avait reçu de leur part: une perle montée en épingle de cravatte. Maman l'a toujours.
Mes études ont été en bonne partie choisies selon ce projet; il valait mieux, pour avoir plus facilement du travail à l'étranger, se préparer à être prof de français que de telle ou telle autre discipline qui pouvait m'attirer aussi .
C'est que je m'étais renseignée. Pour ce qui avait fini par devenir un vrai projet.
Un soir de l'année 1967, si mes souvenirs sont justes, je vois par hasard une séquence des infos à la télé: l'inauguration d'un établissement français à Tokyo et j'ai déclaré à la cantonnade: Voilà! Je travaillerai là.
Et j'ai travaillé là pendant de très nombreuses années… Par contre, je n'avais pas prévu que ce soit en étant déjà mariée à un Japonais, idée dont je n'ai pas vraiment souvenir qu'elle m'ait effleurée.
Voilà voilà…
Ce blogue serait-il en train de verser dans le récit autobiographique???
Ces dernières années, je me suis posé la question de savoir comment cet intérêt était né. Je vous présente aujourd'hui ce que j'ai pu reconstituer.
Depuis mon enfance, j'ai un peu entendu parler de ce pays. En effet, l'ami d'enfance de mon père avait une sœur, Madeleine, qui était mariée à un journaliste anglais (j'aurai quelque chose d'intéressant à vous raconter à propos de Sir Redman, quelque chose qui appartient, en quelque sorte, à l'Histoire contemporaine) et ils vivaient au Japon depuis avant la guerre. Je crois me rappeler qu'ils sont partis au début des années 40, à moins que ce soit encore plus tôt. Donc j'entendais parler de Madeleine qui faisait ses voyages en bateau et qui ne pouvait pas souvent revenir en Europe. Madeleine et son mari qui se plaisaient tant dans ce pays où ils vivaient. Et ces deux belles coupes très légères en bois laqué doré? Ça vient du Japon, c'est Madeleine. Et regarde ce beau tissu broché, Mimi, ça vient du Japon.
Et puis quand j'étais lycéenne en 2e au lycée Claude Monet à Paris, j'ai eu un prof de français, Madame Saunier, dont j'appréciais beaucoup la personnalité chaleureuse; j'ai ensuite suivi des cours-conférence de son mari, à la Sorbonne: il était le spécialiste de l'époque pour la littérature du Moyen-Age et il en parlait de façon passionnante. Sa femme, ma prof, elle, appréciait beaucoup la poésie japonaise et nous en avait parlé plus d'une fois. Elle ouvrait ainsi un peu plus mon approche de ce pays et la curiosité que je pouvais en avoir.
De plus, en seconde, on a au programme de géographie, l'Asie, le Japon. Tout ce que disait la prof éveillait ma curiosité. Dont un fait tout particulièrement: elle nous disait (parce que c'était dans le livre, elle n'y était jamais allé elle-même:lol:) que la vie des Japonais était un mélange d'habitudes traditionnelles et occidentales modernes; par exemple, ils partaient au bureau en costard (elle n'employait pas ce mot) et, rentrés chez eux, se changeaient pour se mettre en kimono, etc etc. Ça, ça m'intriguait! Je me demandais ce que ça pouvait donner pour de bon. Et puis ces photos dans les livres, l'architecture et tout et tout. C'est là que s'est précisée mon intention de mettre le pied dans ce pays.
Autre signe du destin: au début des années 60, pour la première fois une délégation japonaise, de chez Honda, venait rendre visite au fabricant français de voiture: Renault. Et c'est justement mon père, qui parlait anglais, qui avait été chargé de les recevoir et de s'occuper d'eux pour la journée. J'ai oublié les détails de ce que Papa nous avait raconté, mais je me rappelle parfaitement le principal cadeau qu'il avait reçu de leur part: une perle montée en épingle de cravatte. Maman l'a toujours.
Mes études ont été en bonne partie choisies selon ce projet; il valait mieux, pour avoir plus facilement du travail à l'étranger, se préparer à être prof de français que de telle ou telle autre discipline qui pouvait m'attirer aussi .
C'est que je m'étais renseignée. Pour ce qui avait fini par devenir un vrai projet.
Un soir de l'année 1967, si mes souvenirs sont justes, je vois par hasard une séquence des infos à la télé: l'inauguration d'un établissement français à Tokyo et j'ai déclaré à la cantonnade: Voilà! Je travaillerai là.
Et j'ai travaillé là pendant de très nombreuses années… Par contre, je n'avais pas prévu que ce soit en étant déjà mariée à un Japonais, idée dont je n'ai pas vraiment souvenir qu'elle m'ait effleurée.
Voilà voilà…
Ce blogue serait-il en train de verser dans le récit autobiographique???
A suivre...

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