Vie d'un papillon
Je me désolais toujours de ne pas arriver à photographier d'autre papillon que la piéride. Or la dernière fois que je suis allée à la montagne, j'ai été un peu plus chanceuse. Voyez ce que j'ai pu saisir:
Si j'ai correctement entendu et noté ce qui a été dit ce soir dans un petit documentaire, ce serait, en japonais, le "asagi madora" (ra ou na, c'est très mal écrit).
C'est un papillon voyageur. Il est d'abord dans une petite île à l'extrême sud de l'archipel. Puis il prend son vol au-dessus de l'océan et on le retrouve de 1.000 à 2.140 kilomètres plus loin au nord.
Comment a-t-on pu savoir tout ça? Des personnes se sont associées pour mieux connaître ce papillon. Sur la petite île en question, on attrappe très gentiment les papillons et on écrit des repères sur les tâches claires des ailes; un peu comme pour les oiseaux bagués. Les inscriptions sont lisibles mais n'endommagent pas du tout l'animal.
Ensuite il n'y a plus qu'à espérer que quelqu'un remarque l'un ou l'autre et le signale. C'est ainsi qu'on a toutes ces précisions.
Il semblerait qu'ils profitent d'un courant de vent favorable pour ce périple. On a beau savoir que des papillons migrateurs, ça existe, on a toujours beaucoup de mal à imaginer comment une si petite bête peut avoir la résistance suffisante pour parcourir de telles distances, en grande partie au-dessus de l'océan.

Merci nos petis amis ailés.
La photo utilisée en fond d'article a été prise au Temple des mousses à Kyoto
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