architecture pour gokiburi
Bonjour.
Aujourd'hui, je vais vous montrer une de nos solutions pour faire fasse à une des plaies du Japon: le gokiburi. Cette bestiole est un véritable intrus qui s'invite un peu trop facilement chez vous alors que vous ne lui avez rien demandé, si ce n'est, justement, de ne pas venir vous déranger.
De quelle bestiole s'agit-il donc?
Regardez:

Vous commencez peut-être à deviner de quoi il s'agit… oui, les cucarachas, les blattes. C'est que c'est une vraie saleté, ces trucs-là. Ça paraît relativement rebondi et haut sur pattes et tout d'un coup vous le voyez arriver à se faufiler dans la plaque de prise électrique; attention: pas par le gros trou où l'on mettra la prise, non non; mais dans l'interstice qui nous parait inexistant entre la plaque et le mur. Je vous dis! et puis en plus, c'est résistant. Au point que Endo Shusaku a écrit un livre dont j'ai oublié le titre où il imagine les gokiburi seuls survivants d'une bombe atomique et prenant possession de la Terre.
Il existe donc au Japon diverses choses destinées à agir à leur égard pour notre bien, pas pour le leur. Pour une fois, je deviens bricoleuse en construisant une petite maison préfabriquée, à leur intention.
Je vais donc vous montrer le savant processus.

Voici donc le nécessaire: la maison encore raplapla, un petit tapis d'entrée et l'appat
Voilà: ça, c'est le tapis brosse. Vous savez qu'au Japon, on enlève ses chaussures dans l'entrée des maisons, comme dans les pays nordiques d'ailleurs, que l'on ne marche pas sur le tatami avec les mêmes chaussons que ceux avec lesquels on a marché le long du couloir pour accéer la pièce, et ce même si les chaussons sont tout beaux tout neufs. Il faut donc que nos charmantes bestioles respectent les traditions set le savoir-vivre. On leur met donc ce petit tapis-brosse à l'entrée de la maison.

Vous le voyez, le tapis? et au milieu, c'est l'appât. Un bon parfum pour gokiburi dont la note dominante, qui ne sera pas la note de tête ni de rien d'autre, mais la note de ventre, donc note dominante d'alevins de crevette séchés. Et les motifs en vert un peu soutenu, qu'est-ce que c'est? c'est la glu dans laquelle ils vont se prendre les papattes s'ils sont assez malins pour mettre le pied là-dedans.
Et voilà la construction achevée, on va pouvoir pendre la crémaillère.

Aujourd'hui, je vais vous montrer une de nos solutions pour faire fasse à une des plaies du Japon: le gokiburi. Cette bestiole est un véritable intrus qui s'invite un peu trop facilement chez vous alors que vous ne lui avez rien demandé, si ce n'est, justement, de ne pas venir vous déranger.
De quelle bestiole s'agit-il donc?
Regardez:

Vous commencez peut-être à deviner de quoi il s'agit… oui, les cucarachas, les blattes. C'est que c'est une vraie saleté, ces trucs-là. Ça paraît relativement rebondi et haut sur pattes et tout d'un coup vous le voyez arriver à se faufiler dans la plaque de prise électrique; attention: pas par le gros trou où l'on mettra la prise, non non; mais dans l'interstice qui nous parait inexistant entre la plaque et le mur. Je vous dis! et puis en plus, c'est résistant. Au point que Endo Shusaku a écrit un livre dont j'ai oublié le titre où il imagine les gokiburi seuls survivants d'une bombe atomique et prenant possession de la Terre.
Il existe donc au Japon diverses choses destinées à agir à leur égard pour notre bien, pas pour le leur. Pour une fois, je deviens bricoleuse en construisant une petite maison préfabriquée, à leur intention.
Je vais donc vous montrer le savant processus.

Voici donc le nécessaire: la maison encore raplapla, un petit tapis d'entrée et l'appat
Voilà: ça, c'est le tapis brosse. Vous savez qu'au Japon, on enlève ses chaussures dans l'entrée des maisons, comme dans les pays nordiques d'ailleurs, que l'on ne marche pas sur le tatami avec les mêmes chaussons que ceux avec lesquels on a marché le long du couloir pour accéer la pièce, et ce même si les chaussons sont tout beaux tout neufs. Il faut donc que nos charmantes bestioles respectent les traditions set le savoir-vivre. On leur met donc ce petit tapis-brosse à l'entrée de la maison.
Vous le voyez, le tapis? et au milieu, c'est l'appât. Un bon parfum pour gokiburi dont la note dominante, qui ne sera pas la note de tête ni de rien d'autre, mais la note de ventre, donc note dominante d'alevins de crevette séchés. Et les motifs en vert un peu soutenu, qu'est-ce que c'est? c'est la glu dans laquelle ils vont se prendre les papattes s'ils sont assez malins pour mettre le pied là-dedans.
Et voilà la construction achevée, on va pouvoir pendre la crémaillère.

Vous avez-vu? Il y en a même un qui vous fait coucou par le fenêtre pour vous inviter à le rejoindre.
Publicité