Art floral occidental/japonais
QUELLES SONT LES PRINCIPALES DIFFÉRENCES DE CONCEPTION ESTHÉTIQUE ENTRE L’ART FLORAL FRANÇAIS, EUROPÉEN D’UNE PART, ET LE JAPONAIS D’AUTRE PART ?
LE PAIR ET L’IMPAIR :
- Entre le XVe et le XVIe siècle, l’art français a commencé à passer du rythme impair au rythme pair. Du vers de 11 syllabes (le vers dantesque, comme dit Apollinaire) on passe à l’alexandrin français de 12 syllabes prononcées. Le vers de 7 syllabes est abandonné. On ne conserve que des rythmes pairs.
Ceci se retrouvera de façon de plus en plus accentuée dans les diverses formes d’expression artistique, jusqu’à arriver à un emploi presque abusif de la symétrie au XVIIe siècle. On le voit en particulier dans les constructions comme la place des Vosges, le Palais royal, le château de Versailles, la place Bellecour à Lyon, pour ne citer que quelques exemples. Et bien sûr dans les jardins à la française.
Ce goût français pour la symétrie est resté vivant.
- Le Japon, par contre utilise certes les lignes géométriques, mais il a toujours su jouer sur les profondeurs de champ et a préféré le rythme impair, ce qui se retrouve dans l’ikebana.
LE PLEIN ET LE VIDE :
Les compositions classiques à la française entassent les fleurs en ne laissant pas de vide. Il faut en quelques sortes boucher tous les trous.
Par contre, au Japon il faut savoir placer les vides (kûkan 空間 ) qui donneront de la respiration, du rythme et qui mettront les éléments en valeur. La tradition était assez austère, venant même à choisir de ne garder qu’une seule fleur pour suggérer tout un champ…
LE PAIR ET L’IMPAIR :
- Entre le XVe et le XVIe siècle, l’art français a commencé à passer du rythme impair au rythme pair. Du vers de 11 syllabes (le vers dantesque, comme dit Apollinaire) on passe à l’alexandrin français de 12 syllabes prononcées. Le vers de 7 syllabes est abandonné. On ne conserve que des rythmes pairs.
Ceci se retrouvera de façon de plus en plus accentuée dans les diverses formes d’expression artistique, jusqu’à arriver à un emploi presque abusif de la symétrie au XVIIe siècle. On le voit en particulier dans les constructions comme la place des Vosges, le Palais royal, le château de Versailles, la place Bellecour à Lyon, pour ne citer que quelques exemples. Et bien sûr dans les jardins à la française.
Ce goût français pour la symétrie est resté vivant.
- Le Japon, par contre utilise certes les lignes géométriques, mais il a toujours su jouer sur les profondeurs de champ et a préféré le rythme impair, ce qui se retrouve dans l’ikebana.
LE PLEIN ET LE VIDE :
Les compositions classiques à la française entassent les fleurs en ne laissant pas de vide. Il faut en quelques sortes boucher tous les trous.
Par contre, au Japon il faut savoir placer les vides (kûkan 空間 ) qui donneront de la respiration, du rythme et qui mettront les éléments en valeur. La tradition était assez austère, venant même à choisir de ne garder qu’une seule fleur pour suggérer tout un champ…
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