Une cordée inattendue; le Japon et les enfants de divorcés
Qui sera premier de cordée?

Une cordée,pour rentrer où? A la maison n'est-ce pas, puisque nous sommes en fin de journée. Et qui on retrouvera à la maison? Dans le meilleur des cas, les 2 parents de naissance.
Dans le meilleur des cas, parce que je pense aux enfants de parents divorcés. Ils n'appartiennent plus aux deux parents géniteurs, ils ne sont généralement pas partagés. Il y a un document qui s'appelle "koseki" qui est un peu l'équivalent du livret de famille. Si l'enfant est attribué à la mère,il est rayé du koseki de son père, il n'appartient plus à la famille de son père; ou vis et versa. Et l'enfant ignorera complètement où est passé l'autre parent et frère ou soeur quand il y a eu partage des enfants. Il y aussi les cas où l'enfant est inscrit sur le koseki des grands-parents; si cela s'est produit alors qu'il était encore très jeune, il vit en prenant sa grand-mère pour sa maman jusqu'à ce que quelqu'un du voisinage lui révèle son erreur.
On voit régulièrement ces enfants devenus adultes chercher à retrouver le parent - et la fratrie s'il y en a une - dont il n'a plus aucun contact. De même de la part du parent frustré, surtout qu'il y a des cas où des droits de visite étaient prévus mais pas du tout respecté par la mère. Souvent, à un moment ou l'autre de la séparation, elle fait jurer à son mari de ne pas chercher à revoir l'enfant, puis fait croire à l'enfant que c'est son père qui l'abandonne, ou bien qu'il est décédé.
Je connais des Françaises qui, pour limiter les risques, ont attendu pour divorcer que les enfants, qui avaient suivi les études du Lycée Français, soient partis en France pour les études supérieures.
C'est un problème de la société japonaise qui m'a toujours tenu à coeur, et mise en rage.
D'autant que je connais les ravages parfois produits chez les enfants par cette déchirure.
J'ai connu aussi des mamans japonaises qui avaient une attitude beaucoup plus saine. Papa français resté en France, maman japonaise qui a dû retourner au Japon avec son jeune fils, s'installer chez les grands-parents, inscrire l'enfant à l'école française. Mais comme le pauvre chou n'entendait que du japonais hors des heures de classe, même avec sa maman, son niveau de compréhension et d'expression en français devenait très problématique. Or c'était un bon moment pour transiter vers l'école japonaise, conseil donné à la maman. Réactions de la maman: en pleurs,elle supplie pour qu'on fasse tout son possible pour que son fils puisse continuer en scolarité française: s'il ne maitrise pas à peu près le français, il perd la communication avec son père et ses cousins pendant les vacances d'été en France, ce qu'elle voudrait absolument éviter.
Il y a donc aussi des Japonais conscients qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le système japonais.
Or, ça bouge; il y a des mouvements pour faire évoluer les choses conjointement deparents japoanis et de parents couples internationaux.
Je vais vous diriger vers un article très bien fait qui explique bien le pourquoi le comment, ce qu'on essaye de faire, les exemples vécus japonais et couples internationaux etc.---> CLIC. Il est très utile aussi de lire les sujets en relation: ils sont indiqués entre l'article et la partie commentaires..
Et faites-nous l'amitié de laisser des messages d'encouragement pour tous ceux qui prennnent de leur temps, de leur énergie, pour faire avancer cette cause.
Personnellement, je ne peux pas faire grand chose d'autre pour les aider, surtout dans mes circonstances actuelles, mais j'aurai au moins aidé un peu à sensibiliser quelques personnes, j'espère.
Pour moi, ce billet était nécessaire; le prochain sera plus souriant. Comme dit Melly, c'est les vacances.

Dans le meilleur des cas, parce que je pense aux enfants de parents divorcés. Ils n'appartiennent plus aux deux parents géniteurs, ils ne sont généralement pas partagés. Il y a un document qui s'appelle "koseki" qui est un peu l'équivalent du livret de famille. Si l'enfant est attribué à la mère,il est rayé du koseki de son père, il n'appartient plus à la famille de son père; ou vis et versa. Et l'enfant ignorera complètement où est passé l'autre parent et frère ou soeur quand il y a eu partage des enfants. Il y aussi les cas où l'enfant est inscrit sur le koseki des grands-parents; si cela s'est produit alors qu'il était encore très jeune, il vit en prenant sa grand-mère pour sa maman jusqu'à ce que quelqu'un du voisinage lui révèle son erreur.
On voit régulièrement ces enfants devenus adultes chercher à retrouver le parent - et la fratrie s'il y en a une - dont il n'a plus aucun contact. De même de la part du parent frustré, surtout qu'il y a des cas où des droits de visite étaient prévus mais pas du tout respecté par la mère. Souvent, à un moment ou l'autre de la séparation, elle fait jurer à son mari de ne pas chercher à revoir l'enfant, puis fait croire à l'enfant que c'est son père qui l'abandonne, ou bien qu'il est décédé.
Je connais des Françaises qui, pour limiter les risques, ont attendu pour divorcer que les enfants, qui avaient suivi les études du Lycée Français, soient partis en France pour les études supérieures.
C'est un problème de la société japonaise qui m'a toujours tenu à coeur, et mise en rage.
D'autant que je connais les ravages parfois produits chez les enfants par cette déchirure.
J'ai connu aussi des mamans japonaises qui avaient une attitude beaucoup plus saine. Papa français resté en France, maman japonaise qui a dû retourner au Japon avec son jeune fils, s'installer chez les grands-parents, inscrire l'enfant à l'école française. Mais comme le pauvre chou n'entendait que du japonais hors des heures de classe, même avec sa maman, son niveau de compréhension et d'expression en français devenait très problématique. Or c'était un bon moment pour transiter vers l'école japonaise, conseil donné à la maman. Réactions de la maman: en pleurs,elle supplie pour qu'on fasse tout son possible pour que son fils puisse continuer en scolarité française: s'il ne maitrise pas à peu près le français, il perd la communication avec son père et ses cousins pendant les vacances d'été en France, ce qu'elle voudrait absolument éviter.
Il y a donc aussi des Japonais conscients qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le système japonais.
Or, ça bouge; il y a des mouvements pour faire évoluer les choses conjointement deparents japoanis et de parents couples internationaux.
Je vais vous diriger vers un article très bien fait qui explique bien le pourquoi le comment, ce qu'on essaye de faire, les exemples vécus japonais et couples internationaux etc.---> CLIC. Il est très utile aussi de lire les sujets en relation: ils sont indiqués entre l'article et la partie commentaires..
Et faites-nous l'amitié de laisser des messages d'encouragement pour tous ceux qui prennnent de leur temps, de leur énergie, pour faire avancer cette cause.
Personnellement, je ne peux pas faire grand chose d'autre pour les aider, surtout dans mes circonstances actuelles, mais j'aurai au moins aidé un peu à sensibiliser quelques personnes, j'espère.
Pour moi, ce billet était nécessaire; le prochain sera plus souriant. Comme dit Melly, c'est les vacances.

Savoir rester zen en toute circonstance? Pas facile...
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