La folie des medias et des sakuras (cerisiers) au Japon.
Vous savez qu'un des sujets d'actualité du moment, ce sont les cerisiers en fleurs. C'est un des moments importants de l'année, beaucoup plus que ça ne l'a jamais été. On pourrait même avoir l'impression que ça prend des allures d'hystérie collective.
J'en ai encore eu une belle preuve aujourd'hui.
A la séquence info d'une émission de l'heure du déjeuner, sur la chaine Nittele, ils ont dit qu'à Yasukuni (tout près de chez moi donc) les cerisiers semblaient bien près déclore, et il y en avait même un qui présentait déjà quelques fleurs, image pas follement convaincante à l'appui. Et tout le monde de s'exclamer "Ah! ça y est c'est en fleurs! (très très très excessif) Ah! ça y est on va faire hanami! Ça fleuri en avance cette année (ça, apparemment, c'est vrai; du moins en avance par rapport à ce qu'ils ont prévu pour les illuminations et installations de bouffe etc, voir mes articles des années précédentes en utilisant "archives").
Pour la petite promenade santé de l'après-midi, nous sommes allés là,c'est un de nos buts de promenade dans le quartier.
Et voilà ce que j'ai vu:

Devant la scène de No, un cerisier; sous le cerisier et autour, x équipes de télévision...
pointant vers une branche



gros plan sur ce qui les intéressait le plus et avait suscité tant d'émotions à l'heure du déjeuner:

Pensez!!! les premiers sakuras du centre de Tokyo! Ça, c'est de l'info!! Ça mérite que les équipes continuent d'affluer... Et c'est un scoop que je vous offre, veinards!

Bah... C'est toujours mieux que toutes les nouvelles désolantes qui affluent entre le Tibet, les procès d'infanticide, le militaire américain de Yokosuka qui a trucidé un chauffeur de taxi à grands coups de couteau et j'en passe... Après tout, c'est vrai, c'est bien de saisir ce genre de prétexte pour décompresser un peu.
Et je dois aussi vous raconter pour la petite histoire que lorsque je suis arrivée sur ces lieux, APN à la main, l'une des caméras a été tournée vers moi. Pensez, la touriste qui elle aussi se passionne pour les sakuras sur le point d'éclore, bravant les rafales de vent bien froid, c'est une occasion à ne pas louper pour donner uun peu de piment au reportage. Mais je suppose qu'ils ont été déçus quand ils se sont rendus compte que je parlais japonais avec un petit monsieur japonais qui était à proximité. Ça ne faisait plus très touriste, là hi hi hi.
Mais ça pourrait faire "gaijin contaminée par la culture du pays d'accueil".
Ce qui serait un peu vrai, je m'en suis rendu compte tout à l'heure. Je regardais les commentaires, j'en voyais le nombre et constatais que le moment de surveiller le 8888e était presque là.
Parce que ce hasard de chiffres est amusant. Parce que 8, c'est aussi l'infini. Et dans ce cas, un infini 4 fois répété.
4... en japonais, le chiffre qui, par homophonie, évoque la mort. L'infini et la mort... l'infini de la mort... et même si l'on croit en la métempsychose (ou réincarnation) on est toujours dans l'infini de ce mouvement; qui sera cassé si on atteint l'illumination suprême, si on devient bouddha; mais là encore on rejoint l'infini d'une situation acquise à jamais...
Et moi de constater que je suis partie dans mon petit délire parce que je vis dans un contexte où 4 = mort et c'est un chiffre évité dans les numéros de chambres d'hôtel, comme le 13 chez nous.
Je suis prête à parier que ceux d'entre vous qui résident à demeure hors de France ont des réactions de ce genre, qui appartiennent à la culture du pays d'accueil et non à la tradition, à la culture française.
Et n'oublions pas, pour le Tibet.
Et allez voir aussi l'article d'Agathe.
J'en ai encore eu une belle preuve aujourd'hui.
A la séquence info d'une émission de l'heure du déjeuner, sur la chaine Nittele, ils ont dit qu'à Yasukuni (tout près de chez moi donc) les cerisiers semblaient bien près déclore, et il y en avait même un qui présentait déjà quelques fleurs, image pas follement convaincante à l'appui. Et tout le monde de s'exclamer "Ah! ça y est c'est en fleurs! (très très très excessif) Ah! ça y est on va faire hanami! Ça fleuri en avance cette année (ça, apparemment, c'est vrai; du moins en avance par rapport à ce qu'ils ont prévu pour les illuminations et installations de bouffe etc, voir mes articles des années précédentes en utilisant "archives").
Pour la petite promenade santé de l'après-midi, nous sommes allés là,c'est un de nos buts de promenade dans le quartier.
Et voilà ce que j'ai vu:

Devant la scène de No, un cerisier; sous le cerisier et autour, x équipes de télévision...
pointant vers une branche



gros plan sur ce qui les intéressait le plus et avait suscité tant d'émotions à l'heure du déjeuner:

Pensez!!! les premiers sakuras du centre de Tokyo! Ça, c'est de l'info!! Ça mérite que les équipes continuent d'affluer... Et c'est un scoop que je vous offre, veinards!

Bah... C'est toujours mieux que toutes les nouvelles désolantes qui affluent entre le Tibet, les procès d'infanticide, le militaire américain de Yokosuka qui a trucidé un chauffeur de taxi à grands coups de couteau et j'en passe... Après tout, c'est vrai, c'est bien de saisir ce genre de prétexte pour décompresser un peu.
Et je dois aussi vous raconter pour la petite histoire que lorsque je suis arrivée sur ces lieux, APN à la main, l'une des caméras a été tournée vers moi. Pensez, la touriste qui elle aussi se passionne pour les sakuras sur le point d'éclore, bravant les rafales de vent bien froid, c'est une occasion à ne pas louper pour donner uun peu de piment au reportage. Mais je suppose qu'ils ont été déçus quand ils se sont rendus compte que je parlais japonais avec un petit monsieur japonais qui était à proximité. Ça ne faisait plus très touriste, là hi hi hi.
Mais ça pourrait faire "gaijin contaminée par la culture du pays d'accueil".
Ce qui serait un peu vrai, je m'en suis rendu compte tout à l'heure. Je regardais les commentaires, j'en voyais le nombre et constatais que le moment de surveiller le 8888e était presque là.
Parce que ce hasard de chiffres est amusant. Parce que 8, c'est aussi l'infini. Et dans ce cas, un infini 4 fois répété.
4... en japonais, le chiffre qui, par homophonie, évoque la mort. L'infini et la mort... l'infini de la mort... et même si l'on croit en la métempsychose (ou réincarnation) on est toujours dans l'infini de ce mouvement; qui sera cassé si on atteint l'illumination suprême, si on devient bouddha; mais là encore on rejoint l'infini d'une situation acquise à jamais...
Et moi de constater que je suis partie dans mon petit délire parce que je vis dans un contexte où 4 = mort et c'est un chiffre évité dans les numéros de chambres d'hôtel, comme le 13 chez nous.
Je suis prête à parier que ceux d'entre vous qui résident à demeure hors de France ont des réactions de ce genre, qui appartiennent à la culture du pays d'accueil et non à la tradition, à la culture française.
Et n'oublions pas, pour le Tibet.
Et allez voir aussi l'article d'Agathe.
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