Un de mes ikebana (arrangement floral à la japonaise)
Le mercredi 30 mai, j'ai fait un ikebana pour une exposition à l'Institut Franco-Japonais de Tokyo. Et je vais enfin vous le montrer ainsi que certaines étapes intermédaires.
Je rappelle que j'appartiens à l'école kôryu dont j'ai le titre de maître dans la section "jûbana" c'est-à-dire arrangement libre. Libre, c'est relatif, surtout avant, parce que depuis l'époque où j'ai commencé, ça s'est beaucoup assoupli.
Vous pouvez trouver des informations sur l'ikebana par le bouton "dossier" dans l'en-tête de ce blog.
Je n'ai pas moi-même acheté les fleurs et branches: notre sensei (maître) les a achetés pour nous. Il y avait des sets différents, j'ai "choisi" parmi le peu qui restait étant donné que je ne suis pas arrivée la première, :lol:.Mais je n'ai vraiment pas à me plaindre de ce qu'il y avait.
Je vous montre le résultat final:

et deux jours après:
Les fleurs s'étaient considérablement ouvertes, les proportions n'étaient plus les mêmes; on est vraiment dans l'art de l'éphémère...
Vous remarquerez sur certaines photos (ce n'est qu'en cours de route que j'ai pensé à le faire) un nom nouveau: c'est mon nom d'ikebana.
Je vous montre un petit peu l'élaboration
Première chose à faire: examiner ce que l'on a, choisir le vase qui conviendra, observer fleurs et branches pour choisir ce qui servira vraiment, repérer les lignes à exploiter... Elaguer, faire resortir une ligne intéressante, la créer par la coupe... | Dans l'école kôryu, pour ce genre d'arrangement qu'on appelle "moribana", on utilise les pique-fleurs. |
Pour piquer plus facilement et avoir un meilleur maintien de la branche, je la cisaille un peu en croix. | Etant donné la quantité d'éléments dont je disposais (je n'ai pas tout utilisé) et la saison, j'ai choisi, comme souvent, de le faire dans un grand plat (suiban) en 2 parties qui se complètent mais qui pourraient tout aussi bien être indépendantes. |
![]() Il faut faire attention que le pied soit bien net et le pique-fleurs (kenzan) pas visible ou très peu |
![]() Voilà, le pique-fleurs est invisible, et cet élément de l'ikebana serait très bien tout seul aussi, en même temps qu'il est harmonisé à l'autre partie. |

Un ikebana réussi est un ikebana qui est joli sous toutes ses faces; d'autant que là, c'est dans un couloir, que les gens débouchent d'un escalier, il faut donc veiller à ce que l'on voit dans ce cas, que ce n'ait pas l'air d'être l'envers du décor.

deux jours après:

Et pour terminer, l'un des

Une autre fois, je vous montrerai aussi ce qu'ont fait les autres.
A bientôt.
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Première chose à faire: examiner ce que l'on a, choisir le vase qui conviendra, observer fleurs et branches pour choisir ce qui servira vraiment, repérer les lignes à exploiter... Elaguer, faire resortir une ligne intéressante, la créer par la coupe...
Dans l'école kôryu, pour ce genre d'arrangement qu'on appelle "moribana", on utilise les pique-fleurs.
Pour piquer plus facilement et avoir un meilleur maintien de la branche, je la cisaille un peu en croix.
Etant donné la quantité d'éléments dont je disposais (je n'ai pas tout utilisé) et la saison, j'ai choisi, comme souvent, de le faire dans un grand plat (suiban) en 2 parties qui se complètent mais qui pourraient tout aussi bien être indépendantes. 
