Zen au Japon: rinzai et Sôtô (très résumés); un conte zen

Publié le par mimisan



Nous avons vu hier, dans les grandes lignes, d'où venait le zen et quand il a été introduit au Japon; les Indes ---> la Chine ---> souvent l'intermédiaire de la Corée ---> le Japon.

C'est donc au XIIIe siècle qu'il s'est véritablement implanté dans ce pays.



2 écoles ont vite dominé.

L'école Rinzai que l'on doit à Eisai 栄西 (1.141 - 1.215) s'est imposée en premier, ne serait-ce que politiquement. Le bouddhisme, qu'il soit zen ou non, était d'abord l'apanage de la classe dirigeante. Elle a vite vu là un moyen d'assurer une emprise, une surveillance sur les fiefs d'ici et là avec une hiérarchie d'église très forte et structurée. Finalement, c'est assez semblable à ce qu'ont fait les monarques européens avec le culte catholique. Il y avait donc les Cinq Montagnes c'est-à-dire les cinq grands temples maîtres (ils deviendront vite 10: 5 à Kyoto et 5 à Kamakura) avec tous les autres temples sous leur dépendance.

Dogen 道元 (1200 - 1253), lui, a développé l'école Sôtô qui met l'accent sur la pratique zazen 座禅; za 座 = assis; zen 禅 = méditation.

L'école Rinzai pratique tout particulièrement le koan à but pédagogique. C'est est une courte phrase ou brève anecdote absurde ou paradoxale utilisé dans certaines écoles du bouddhisme chan ou zen. Le kōan est utilisé comme un objet de méditation ou pour déclencher l’éveil ou encore pour discerner l’éveil de l’égarement.

Quand on lit des contes zen,
qui sont généralement des koans, on trouve souvent des paraboles comme dans les Evangiles; là, pas de problème. Mais plus souvent encore, on est dérouté, on a l'impression d'être devant quelque chose d'incompréhensible et d'insoluble. Bien souvent, le disciple pose une question au maître qui ne répond pas, ou répond un peu n'importe quoi à nos yeux. En fait, on est toujours ramené au principe qu'il faut comprendre et découvrir par soi-même pour que ce soit quelque chose de profondément intégré en soi par la suite. Toute une ascèse souvent peu évidente pour nous.

UN CONTE ZEN gentil, qui n'est pas vraiment un koan: LA NATURE DE BOUDDHA.

Un disciple du nom de Esshin amenait toujours sa vache avec lui lorsqu'il allait écouter les enseignements de son maître.

Un soir, comme ils rentraient après une lecture sur l'Hoke Kyo (sutra du lotus), la vache, avec son pied, écrivit sur le sable du chemin ce tanka:

Ce soir j'ai entendu
que même les herbes, même les bois,
pouvaient avoir l'esprit du bouddha.
Je suis très heureuse
car j'ai un esprit.

Quelle est la sigification de ces lignes?
La vache pensait que les plantes, les arbres n'avaient pas d'esprit. Or, elle comprit ce soir-là qu'elle n'était qu'un animal, mais qu'elle avait un esprit. <
>>

Les arbres, les pierres, les bois, tous les éléments du cosmos entier possèdent la nature du bouddha.

Publié dans bouddhisme - zen…

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lory 05/10/2006 12:39

Un très joli article, arriver à adopter cette réligion zen renderait la vie plus calme, sereine...ciao

mimisan 05/10/2006 17:43

Plutôt qu'une religion, le zen est une attitude, une philosophie au sein du bouddhisme.A+

@nne marie :0010: 01/09/2006 11:32

  Eh bien , moi j'aime car j'apprends tous les jours qq chose ! ! !   Gros bisous   @nne marie

mimisan 01/09/2006 17:15

Merci ;-)Bises

fugen 01/09/2006 09:44

Si par un extraordinaire coup de folie j'ai envie que mon mari me prenne la tête, je le lance sur le sujet du Zen...
Bises
Val

mimisan 01/09/2006 17:14

Et d'après ce que je crois savoir, il est très foirt pour la thorie, mais zéro en pratique de self control  :lol:

cocole 01/09/2006 08:22

bien compliquée tout ça!!bonne veille de week-end!

mimisan 01/09/2006 17:12

Et toi, c'est la fin des vacances, je crois.Bises.