Les lanternes sont tellement plus belles le soir; même si elles représentent aussi une publicité. Ce qui est inscrit, c'est le nom de la société ou du magasin du quartier qui a fait un don à la paroisse à l'occasion de cette fête. Les gentils et généreux donateurs.
Le mikoshi lui-même prend des teintes plus fortes, un air plus mystérieux.
Le motif du tôri est devenu bien visible. Les petits miroirs qui font toujours partie de la décoration d'un sanctuaire renvoient à un épisode important de la mythologie shintoïste. C'est le miroir grâce auquel on a réussi à faire sortir de la déesse Amatérasu de la caverne où elle s'était enfermée, plongeant ainsi le monde dans les ténèbres.
La partie nocturne du samedi soir est bien plus animée encore que celle de la journée. Je rappelle qu'il y a jusqu'à une bonne centaine de mikoshi! Et l'excitation a eu le temps de monter au fil de la journée. Certains ne laisseraient pas leur place!!!
Les mikoshi vont dans la grande avenue fermée à la circulation, ils font un grand tour, faisant fi des intempéries.
Les acrobates s'en donnent à cour joie pour montrer leur talent, pour rendre honneur aux divinités et contribuer à la bonne réputation de leur confrérie de quartier.
On franchit la porte Kaminarimon, pour remonter les nakamise, ce jour-là, sous une pluie diluvienne.
Après un petit temps d'attente dans un grand espace éclairé par les lanternes, du côté du sanctuaire, on redémarre, veillé par tous les toits et la pagode, pour aller se présenter aux dignitaires devant le temple.
Les musiciens commencent à donner des signes de fatigue, je trouve. Il est vrai qu'ils n'ont pas arrêté de toute la journée et soirée. Et ils devront recommencer le lendemain…
Par contre, ceux-là donnent l'impression d'être dans une situation plus confortable. Mais il est vrai qu'on est parfois fatigué de ne rien faire!
Une chose est sure, chacun rentrera chez soi la tête pleine de la musique aigrelette du fue, des cris d'encouragement et de rythme "washoï washoï" des porteurs de mikoshi, des cris de la foule, d'images très variées et animées… Et le lendemain, ça reprend de plus bel. C'est un dimanche, tous les mikoshi sont de sortie, tous les visiteurs aussi. Il y a une foule telle qu'il n'est pas rare qu'il y ait quelques blessés. C'est une des trois grandes fêtes de Tokyo.
L'une des deux autres est justement celle de ma "paroisse", elle aura lieu bientôt sur plusieurs jours, début juin. En plus, je crois que cette année sera une année avec tout le grand faste. J'espère que le temps sera clément, que rien ne m'empêchera d'en profiter. Au pire, j'ai déjà des photos d'une année précédente, mais on espère toujours faire mieux, et compléter.
On l'aura compris, j'aime ces fêtes! Un jour, je présenterai aussi celle de Ida-Takayama, une région très intéressante et une des belles fêtes du Japon.
C'est la saison des
hortensias; il y en a de très beaux.Dans les environs de Tokyo, à voir en particulier à Kamakura. (Cliquer sur la petite photo pour la voir en grand.)
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Pour l'artiste OKAMOTO Taro
---> CLIC. Je n'arrive pas à trouver une image de son œuvre "le bras blessé"
(1936). Si jamais quelqu'un le trouve, merci de me le signaler.
A force de persévérance, et en visionnant une vidéo en japoanis sur youtube dont il a fait une copie d'écran,Jean-Marienous a trouvé le tableau cherché;
qu'il en soit remercié.
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Il y a visiblement un bug dans la fonction "recherche". Je vais tâcher de trouver le temps de m'en occuper...
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