En ikebana, il y a plusieurs écoles, plusieurs styles.Personnellement, j'ai été formée à l'école Kôryu Ikenobo, la voie la plus ancienne, à une époque
où on était encore très strict même dans la ligne "jûbana", style libre.
Mais au début du XXe siècle une nouvelle école est fondée par Sofu Teshigahare (1900 - 1979) en 1926.
Sa conviction est que l'ikebana n'est pas seulement une décoration avec des fleurs, mais, une fois la maîtrise acquise, un art décoratif qui peut
s'exprimer en utilisant aussi des matériaux variés, pas exclusivement végétaux; voir l'exemple suivant, où les feuilles tombées sont figurées par des papiers
N.B: les photos qui illustrent ce billet ont été prises à la grande exposition annuelle de Sogetsu en octobre 2008.
Il estime aussi que l'ikebana ne doit pas rester replié mais s'ouvrir à la connaissance de tous y compris à l'étranger.
En 1960 le gouvernement français l'a décoré de l'ordre des Arts et des Lettres,puis la Légion d'honneur l'année suivante. Il a également été décoré par le gouvernement japonais.
Son fils Hiroshi Teshigahara (28 janvier 1927 - 14 avril 2001) a d'abord été un réalisateur de cinéma qu a reçu le prix spécial du festival de
Cannes pour "La Femme des Sables". Et d'ailleurs, il a adapté au cinéma beaucoup d'œuvres de Abe Kobo.
Puis il est devenu le 3e "iemoto" (grand maitre, chef d'école) s'adonnant à l'ikebana en même temps
qu'à la sculpture et à la peinture.
Actuellement, la 4e "iemoto" est une femme, Akane Teshigahara. fille de Hiroshi, le réalisateur. Elle a été formée surtout par son grand père et s
atante qui ,ele, a été le 2e "iemoto".
Dans les quelques exemples que je montre là, on trouve bien l'aspect "sculpture végétale". Il y en aura d'autres.
Mimisan cherche son cadrage, on est sérieuse! (rire)
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JOUR Il serait temps que je trouve une photo pour remplacer au moins la première: avec mes 10 kilos de moins, ça change un peu...
Il n'y a pas de sujets délicats,
il n'y a que des manières indélicates de parler des sujets.
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