
Changements de domestiques…
le balai accroché
à une autre place
Yayû, 1702 - 1783
photo prise à l'une des entrées du grand parc de
Meiji Jingu, à Tokyo.
RAPPEL DE CE QUE SONT TANKA ET HAÏKU.
Le TANKA est un poème de forme fixe, qui comporte 31 syllabes réparties en deux versets de 5/7/5 et 7/7 syllabes. Le HAÏKU, lui, ne comporte que le premier verset, soit 5/7/5 syllabes.Le genre s'épanouit au XVIIe siècle dans l'école de Teikoku (1571-1653). Il a la vie longue. Il est même pratiqué, par certains, comme une sorte de jeu de salon. En quelques syllabes seulement, on va évoquer un instant de vie, une vue, un sentiment, une pensée, en en rendant la quintescence. C'est une véritable ascèse, proche de l'ascèse zen. Je peux reconnaître des qualités au haïku, il n'en reste pas moins que je préfère le tanka. Mais il est bien difficile d'en trouver des recueils traduits en français…
Vous allez me dire que je n'ai plus qu'à prendre ceux de mon mari et me les traduire? Oui, pourquoi pas… Mais je sais de théorie (merci, professeur Etiemble) et un peu d'expérience toute la difficulté de la traduction d'un texte poétique…
Même s'il n'est pas étonnant pour nous de voir définir une forme poétique par le nombre de syllabes (pour le français, je préciserai: syllabes prononcées), il est peut-être utile pour certains d'entre vous de rappeler que le japonais est une langue syllabique
Photo et poème associés, je l'ai déjà utilisé dans un précédent article, et je le ferai assez souvent encore…