Sumô: le financement; ce qu'il se passe en cas de blessure…

Publié le par mimisan


Cet article est la suite et fin de, dans l'ordre:
Le sumô, les origines
Lieu et fréquence des tournois
Les lutteurs: leur poids, leur costume
Combien ils gagnent

LE FINANCEMENT

QUI PAIE LES SALAIRES, LES PRIMES, ETC. ?

C’est la toute puissante Association de sumô. Elle contrôle l’ensemble de la profession. En font partie les sumôtori à la retraite  qui ont pu obtenir le titre de « toshiyori » (rappelons que leur nombre est limité à 105) qu’ils soient patrons d’une heya (confrérie) ou non.

Pour assurer leur subsistance, les confréries reçoivent une allocation dont le montant dépend du nombre de lutteurs

C’est également l’association qui prend en charge les salaires et les différentes indemnités des lutteurs et des anciens.

D’OÙ VIENNENT LES FONDS ?

Ils proviennent principalement des recettes encaissées pour les six tournois principaux,  pour les diverses manifestations, les droits de diffusion à la télévision.

Il y a également les dons de diverses sortes. Ceux des mécènes sont importants. Ils soutiennent un lutteur ou une confrérie par des dons qui peuvent être très élevés.


Il y a aussi la vente de photocopies des empreintes de main des lutteurs, accompagnées de leur signature. Les originaux peuvent atteindre des prix importants, de l’ordre de 100.000¥.

BLESSURE

QUE SE PASSE-T-IL QUAND UN LUTTEUR EST BLESSÉ LORS D’UN COMBAT ?

Il est très important pour un lutteur que sa blessure soit reconnue comme accident du travail.
Mais les règles sont très limitatives.
Si le lutteur met un point d’honneur à quitter le dôhyô en faisant relativement bonne figure, s’il attend le lendemain pour être examiné, on ne considérera pas sa blessure comme accident du travail, à moins que son « oyagata », ou patron de confrérie, l’accompagne pour faire recours auprès de l’association, que celle-ci accepte d’examiner le dossier, et veuille bien aller jusqu’à reconnaître qu’il s’agit bien d’une blessure dans le cadre d’un accident du travail.
C’est de première importance  pour le lutteur, pour conserver sa place dans le « banzuke » (tableau de classement).
Si son cas n’est pas reconnu, il est simplement considéré comme perdant les jours où il doit s’absenter pour se soigner ; dans le cas contraire, il n’a pas cette grave pénalisation.


Publié dans sport

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Sophie (Ti Taz sur OB) 21/03/2007 18:58

Délire... Est-il vrai qu'ils sont encore considérés comme des demis Dieux...?

galibier 15/03/2007 15:46

Alors là merci : Quand j'explique à mon endocrinologue que je prend du poid uniquement pour faire le sumotori lol. Ils sont quand même impressionant !!!!

:0059: @nne marie :0059: 19/09/2006 16:33

Une vraie caste ! !  Bisous   @nne marie

chouchounette 24/03/2006 10:42

C'est impressionant tout ce que tu sais sur le sûmo ! J'aime à lire tes articles, ils sont super instructifs !
bisous

mimisan 24/03/2006 15:37

Il y a 3 ou 4 je m'étais documentée sur certaines choses pour des séminaires que j'animais; maintenant je fais profiter un peu tout le monde de ce que j'avais pu mettre au point.