Le sumo, le lieu et la fréquence des rencontres

Publié le par mimisan

LE LIEU DES COMBATS

LE GRAND  « STADE » DE SUMÔ

à Tôkyô s'appelle «KOKUGIKAN », qu’on peut traduire par « Palais du Sumô ». Il peut contenir plus de 10.000 spectateurs. Il a été construit en 1985, à Ryôgoku, pour remplacer ceux qui avaient été endommagés par la guerre.

Les dimensions

QUELLES SONT LES DIMENSIONS DE L’AIRE DE COMBAT, LE DOHYÔ ?




La base est un carré de 5,50 mètres de côté.
Le cercle de combat est de 5,55 mètres de diamètre.
La surélévation, uniquement pour que la plupart des spectateurs puissent mieux voir, est d’environ 50 - 60cm. La chute de cette hauteur est souvent cause de blessure pour les lutteurs.

CES DIMENSIONS ONT-ELLES TOUJOURS ÉTÉ LES MÊMES ?

Non.
Là aussi, le sumô montre qu’il a changé au fil du temps.
Jusqu’en 1931, le diamètre était de 3,94 mètres. On l’a agrandi en raison de la taille des sumôtori qui avait augmenté. L’espace était donc devenu vraiment trop limité.

Mais un agrandissement qu’on a voulu imposer en 1945 pour plaire aux Américains  (un dohyô plus grand permet des combats plus longs) a été rejeté : lutteurs et connaisseurs affirmaient que la taille existante jusque-là était nettement préférable pour affiner les techniques.

Les « décorations »

QU’EST-CE QUE CETTE SORTE DE TOIT SUSPENDU ?

C’est une toiture imitant celle d’un sanctuaire shintô de style shimmei.

Aux angles pendent des glands, chacun d’une couleur différente : vert pour le printemps, rouge pour l’été, blanc pour l’automne, noir pour l’hiver.

Autrefois, alors que le sumô se déroulait à l’extérieur, cette toiture était plus simple, soutenue par des piliers aux couleurs précédemment indiquées. Ce toit avait une fonction utile : abriter un peu les lutteurs des intempéries. La forme actuelle est relativement récente.

Fréquence des rencontres

LES SESSIONS DE COMBAT, OU SAISONS OFFICIELLES, OU TOURNOIS (BASHO) SE DÉROULENT-ELLES TOUTES À TÔKYÔ ?

Non. Il y en a 6 réparties comme suit :
- Nouvel an            janvier            Tôkyô
- Printemps            mars                Osaka
- Eté                      mai                 Tôkyô
- Eté                      juillet               Nagoya
- Automne              septembre        Tôkyô
- Automne              novembre         Kyûshû

Donc 3 fois à Tôkyô et les 3 autres fois dans des villes de province.
Une saison dure 2 semaines.
Ce nombre de saisons par année date de 1956. Avant, il y en avait moins.

N.B.: cet article est la suite de le sumo, les origines

Une petite question que je voudrais vous poser: pour les sumôtori qui reçoivent un salaire mensuel, à votre avis, combien gagnent-ils? allez, essayez de deviner!


Publié dans Sumo

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Martine 17/03/2006 15:24

En 1996, Koji Takanohana qui était alors le meilleur sumo a reçu 5,2 millions de francs entre les salaires et les primes. ça laisse rêveur...
A bientôt