Et ron héron petit patapon, avec la fontaine...

Publié le par Mimisan

Dans mon précédent billet, j'ai livré cette photo à votre sagacité:

Image Hosted by ImageShack.us
Vous avez tous "vus" un cygne. Je laisse cette spécialité à
Bandolera qui depuis quelque temps nous montre une super vedette.
Tous, sauf un:
Patrick qui, lui, a pensé à... un héron.
Maintenant, je vous montre la photo entière.

Image Hosted by ImageShack.us

Vous allez me dire qeu là, je triche (rire) alors en voilà d'autres:

Image Hosted by ImageShack.us


Image Hosted by ImageShack.us

Et je vous garantis que c'estans le centre de Tokyo, tout près de chez moi. Il n'est pas dans un zoo, ou dans un parc d'agrément auquel on aurait ajouté ça. Il est comme mes canards, il a une présence saisonnière.


Image Hosted by ImageShack.us

Et avant-hier, le 14, il faisait beau et chaud.

Image Hosted by ImageShack.us

Voilà à quoi ressemblent les cerisiers maintenant que les pétales sont tombés.

Image Hosted by ImageShack.us

Image Hosted by ImageShack.us

 

LE HÉRON

   Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
   Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
              Il côtoyait une rivière.
   L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
   Ma commère la Carpe y faisait mille tours
              Avec le Brochet son compère.
   Le Héron en eût fait aisément son profit :
   Tous approchaient du bord, l’Oiseau n’avait qu’à prendre ;
              Mais il crut mieux faire d’attendre
              Qu’il eût un peu plus d’appétit.
   Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
   Après quelques moments l’appétit vint ; l’Oiseau
              S’approchant du bord vit sur l’eau
   Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
   Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux,
              Et montrait un goût dédaigneux
              Comme le Rat du bon Horace.
   Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
   Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
   La Tanche rebutée , il trouva du Goujon.
   Du Goujon ! c’est bien là le dîné d’un Héron !
   J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
   Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
              Qu’il ne vit plus aucun Poisson.
   La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise
              De rencontrer un Limaçon.
              Ne soyons pas si difficiles :
   Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
   On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
            Gardez-vous de rien dédaigner ;
   Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
   Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons
   Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
   Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons.

LA FILLE

            Certaine Fille, un peu trop fière
            Prétendait trouver un mari
   Jeune, bien fait, et beau, d'agréable manière,
   Point froid et point jaloux ; notez ces deux points-ci.
            Cette Fille voulait aussi
            Qu'il eût du bien, de la naissance,
   De l'esprit, enfin tout ; mais qui peut tout avoir ?
   Le destin se montra soigneux de la pourvoir :
            Il vint des partis d'importance. 
   La Belle les trouva trop chétifs de moitié :
   Quoi moi ? quoi ces gens-là ? l'on radote, je pense.
   A moi les proposer ! hélas ils font pitié .
            Voyez un peu la belle espèce !
   L'un n'avait en l'esprit nulle délicatesse ;
   L'autre avait le nez fait de cette façon-là ;
            C'était ceci, c'était cela,
            C'était tout ; car les précieuses
            Font dessus tout les dédaigneuses.
   Après les bons partis les médiocres gens
            Vinrent se mettre sur les rangs.
   Elle de se moquer.  Ah vraiment,  je suis bonne
   De leur ouvrir la porte : ils pensent que je suis
            Fort en peine de ma personne.
            Grâce à Dieu je passe les nuits
            Sans chagrin, quoique en solitude.
   La Belle se sut gré de tous ces sentiments.
   L'âge la fit déchoir ; adieu tous les amants .
   Un an se passe et deux avec inquiétude.
   Le chagrin vient ensuite : elle sent chaque jour
   Déloger quelques Ris, quelques Jeux, puis l'Amour ;
            Puis ses traits choquer et déplaire ;
   Puis cent sortes de fards. Ses soins ne purent faire
   Qu'elle échappât au Temps, cet insigne larron :
            Les ruines d'une maison
   Se peuvent réparer : que n'est cet avantage
            Pour les ruines du visage !
   Sa préciosité changea lors de langage.
   Son miroir lui disait : Prenez vite un mari.
   Je ne sais quel désir le lui disait aussi ;
   Le désir peut loger chez une précieuse.
   Celle-ci fit un choix qu'on n'aurait jamais cru,
   Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse
           De rencontrer un malotru.

 


Image Hosted by ImageShack.us




Commenter cet article

Véro 19/04/2008 19:46

Une fable de la fontaine que maman avait apprise au Lycée et qu'elle me récitait par coeur lorsque j'étais enfant. Elle n'oubliait jamais après la morale de l'histoire d'ajouter son commentaire personnel. Une pédagogie très efficace.Véro

joline-103 idées 19/04/2008 10:09

ce héron est un brin narcissique non ? :-))

Mimisan 19/04/2008 10:15


Comme la plupart des hérons, je pense... hi hi hi


KTie06 18/04/2008 19:26

Un petit coucou, en passant. Je me promène au sec de blog en blog et j'arrive de nouveau chez toi. C'est très sympa.J'aime beaucoup tes écrits et je trouve les photos magnifiques.Bonne soirée et à bientôt.Amitiés.KTie 

KTie06 18/04/2008 19:26

Un petit coucou, en passant. Je me promène au sec de blog en blog et j'arrive de nouveau chez toi. C'est très sympa.J'aime beaucoup tes écrits et je trouve les photos magnifiques.Bonne soirée et à bientôt.Amitiés.KTie 

KTie06 18/04/2008 19:25

Un petit coucou, en passant. Je me promène au sec de blog en blog et j'arrive de nouveau chez toi. C'est très sympa.J'aime beaucoup tes écrits et je trouve les photos magnifiques.Bonne soirée et à bientôt.Amitiés.KTie