Concert au Kokuritsu Bunka Kaikan à Ueno

Publié le par Mimisan

 
Bonjour

Vous avez remarqué des petits changements sur la page d'accueil (je me demande ce qu'il reste comme différence entre les blogues gratuits comme celui-ci et les blogues payants, avec la nouvelle version de OB...). Je n'ai pas encore décidé si ça restera comme ça ou si je ferai en sorte de faire comme avant. N'hésitez pas à faire connaitre votre avis.

A part ça, aujourd'hui, nous sommes allés à nouveau à un concert, un récital de piano. Avec des billets offerts par l'artiste lui-même, après le concert de mon amie clarinettiste, il y a deux semaines.

Il avait lieu dans la "petite salle" du Kokuritsu Bunka Kaikan à Ueno, commodément placé juste en face de la sortie de métro, l'accès au parc de Ueno, ses nombreux musées et salles d'exposition et aussi, donc, ces deux salles de concert dans un même bâtiment. Il me manque le renseignement ultra précis, mais je peux dire qu'il a été achevé entre 68 et 71.

DSC00066.JPG

Mes amis m'ont expliqué que cette salle présentait un grand avantage très rare qui est de mettre à la disposition des musiciens 3 ou 4 pianos tous de très grandes qualité mais de facture différente: des stenways et des allemands. c'est curieux que ce qui est de facture allemande, violon ou piano c'est pareil, un beau son mais un peu plus étouffé par rapport aux italiens pour les violons ou aux steinways pour le piano.

KAZUOKI FUJII, c'est le nom du pianiste. Il est excellent.
Sur la photo suivante, vous le voyez en scène avec mes amis clarinettistes, photo du concert précédent



Ils venaient de jouer <<"Dialogue" pour deux Clarinettes et Piano>> composé par Atsutada Otaka, dont le père lui-même était un compositeur de renom également.

Et les voilà tous en train de joyeusement trinquer:

DSC00084.JPG DSC00097.JPG

Cerise sur le gâteau: tout ce beau monde parle français. Monsieur Fujii a passé 10 ans de sa vie en France. Il a travaillé tout particulièrement avec Olivier Messian, Yvonne Loriot, Claude Ballif... Il est aussi à l'aise dans un jeu nuancé que énergique. Il a une très grande maitrise de son instrument et des morceaux qu'il exécute.
Ce soir il a joué de Gabriel Fauré une ballade et deux valses; de Claude Ballif <<Airs comprimés>> (1953), Debussy Préludes 2 et Olivier Messian <<Regard de l'Esprit de joie>> Mais je crois que pour Debussy, j'aime mieux le jeu d'une autre de nos connaissances japonaises, une pianiste qui va régulièrement aux stages d'été de Nice et il y a quelques années, nous l'y avons rencontrée.

techo_w3.jpgEt puisqu'il est question d'Olivier Messian, je ne sais pas résister à la tentation
de vous raconter un souvenir du temps de ma folle jeunesse dans les années 60.

J'avais un ami musicien (piano, direction d'orchestre au conservatoire de Vienne) et nous allions quasiment toutes les semaines aux concerts de l'ORTF où figuraient souvent de grands noms. Le seul problème, c'est que bien souvent, je devais "suivre" la partition de la symphonie ou du concerto; et on me demandait de temps en temps de montrer sur la partition où on en était. Moi, je faisais ça un peu au pif, selon la ligne mélodique, que ça montait descendait, je ne tombais pas toujours très juste comme vous pouvez le penser :lol:

Au programme d'un de ces concerts, <<Les Oiseaux>> d'Olivier Messian (je crois me rappeler que le titre exact est un peu plus long, comme "charivari d'oiseaux" mais je l'ai retenu comme ça), première audition publique en France, deuxième mondiale. A un moment, tous les instruments, cordes et flutes en particulier, jouent quelque chose de différent qui d'ailleurs rempli bien son propos d'évoquer le charivari des oiseaux.

Oui mais... tête du public! sa réaction quand le morceau a été achevé! Les uns applaudissant très fort, les autres manifestant très fort leur désaccord... je me suis dit: la bataille d'Hernani, ça devait être quelque chose de ce genre! A l'endroit où nous étions, les gens applaudissaient. Et mon ami qui me déclare en riant: Attends, j'ai envie de faire un peu de boxe! et il se met à crier contre! mais il n'a pas duré longtemps, Olivier Messian apparaissant sur scène, il a applaudi de bon cœur.
Maintenant, c'est devenu une œuvre assez couramment jouée et "banalisée" aux oreilles du public.

Voilà comment passé et présent se rejoignent quelque fois.

Et puisqu'on est dans les compositions contemporaines: surveillez les œuvres de Thierry Pecoux. Un jeune compositeur bourré de talent, ce qu'il compose est très beau, et en plus il est très sympathique et modeste.

Aujourd'hui, je vous ai donné un peu plus de lecture...


Publié dans musique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Vero 12/05/2007 19:09

C'est marrant aussi comment ton article rejoint notre actualité musicale en Belgique. Cette année le concours Reine Elisabeth est consacré au piano. Véro

Yvon 11/05/2007 07:44

coucou Mimisan

je viens de remettre les photos qui manquaient
toujours les frasques de la version V2
bonne fin de journée (pour toi car ici, ça commence à peine dans le vent et la pluie)

michele 11/05/2007 00:11

et bien chère mimi je vois que tu évolues dans le monde de la musique aussi, avec monmari dans la musique , je passe beaucoup de temps en concert j'adore olivier messian aux grandes orgues!!nous avons eu la chance d'entendre olivier latry jouer l'intégrale!!nous avons plusieurs amis compositeurs, philippe verkaeren qui compose des merveilles pour piano, violon, orgue, beaucoup plus dissonants fafchamps qui nous avait composé pour un concert "la courbe qui s'éteint" une merveille, j'adorerais venir aux concerts avec toi....

tina 10/05/2007 20:43

de bons souvenirs agréagles à lire pour nous...

:0038:@nne marie :0010: 10/05/2007 19:38


BiZoux    @nne marie