Samedi 1 juillet 2006
Bonjour
Aujourd'hui j'aimerais vous parler d'un livre que je me suis mise à relire, parce que je l'avais un peu oublié.
QUEL LIVRE:
Son titre est Le bouddha blanc par Hitonari Tsuji, 1997, traduction française 1999, par Corinne Atlan., collection Folio
La petite notice de présentation de l'auteur est comme suit:
QUEL AUTEUR:
Hitonari Tsuji, né à Tokyo en 1959, est très connu au Japon comme poète et comme chanteur de rock. Auteur de plusieurs romans qui ont remportés un immense succès, il est considéré comme un des chefs de file d'une nouvelle génération d'écrivains japonais.
Pour écrire Le Bouddha blanc, il s'est inspiré de l'histoire de son grand-père. Ce roman a reçu le prix Femina étranger 1999.
Voilà pour situer un peu l'auteur et la génération à laquelle il appartient.
CONTENU DU LIVRE:
Avant de vous livrer mon point de vue de ce livre, je vous donne à lire la 4e de couverture.
Minoru Eguchi est armurier dans une île du sud du Japon, l'île d'Ôno. Sur son lit de mort, il se souvient de sa vie commencée à la fin du siècle dernier [le XIXe siècle] dans le Japon de la fin de l'ère Meiji. On le suit, lui et sa famille, à travers les guerres du XXe siècle, à travers la richesse ou la pauvreté, à travers les interrogations sur la vie, l'amour, la mort…
Pour s'assurer qu'aucune âme n'errera solitaire sans trouver le repos, il entreprendra la construction d'une immense statue qui donne son titre au roman. Un Bouddha debout, parce qu'un <<Bouddha assis ne peut secourir un enfant qui se noie, tandis qu'un Bouddha debout peut se précipiter au secours de ceux qui en ont besoin.>> Un Bouddha édifié avec les ossements de tous les morts de l'île d'Ôno. <<Un Bouddha qui symboliserait la promesse de se revoir dans l'autre monde. Une sépulture qui ne serait jamais laissée par les vivants, tant que l'île existerait.>>
MES REMARQUES PERSONNELLES:
Une phrase de l'accroche est à souligner: "à travers les interrogations sur la vie l'amour, la mort…" j'ajouterai : et l'amitié. A souligner parce que nous avons là le vrai thème central du livre. Le Bouddha blanc, même si sa présence dans le roman est annoncée assez tôt par quelques visions de Minoru, le projet de la statue ne vient que tardivement dans le dernier quart du roman. Ce qui n'en fait pas pour autant un titre usurpé.
Ne pensez pas, cependant, que c'est un livre morbide.
On s'attache peu à peu à cet homme qui est pacifique, opiniâtre, qui rebondit face à l'adversité, qui toute sa vie garde le remords d'avoir achevé ce soldat russe dans la grande steppe enneigée.
Les sentiments sont suggérés par l'auteur, tout en nuance, en demi-teinte.
Le tout est fort bien traduit par Corinne Atlan dans un français très naturel.
Bref, je suis contente de ma lecture…
Grand Bouddha à Kamakura
Aujourd'hui j'aimerais vous parler d'un livre que je me suis mise à relire, parce que je l'avais un peu oublié.
QUEL LIVRE:
Son titre est Le bouddha blanc par Hitonari Tsuji, 1997, traduction française 1999, par Corinne Atlan., collection Folio
La petite notice de présentation de l'auteur est comme suit:
QUEL AUTEUR:
Hitonari Tsuji, né à Tokyo en 1959, est très connu au Japon comme poète et comme chanteur de rock. Auteur de plusieurs romans qui ont remportés un immense succès, il est considéré comme un des chefs de file d'une nouvelle génération d'écrivains japonais.
Pour écrire Le Bouddha blanc, il s'est inspiré de l'histoire de son grand-père. Ce roman a reçu le prix Femina étranger 1999.
Voilà pour situer un peu l'auteur et la génération à laquelle il appartient.
CONTENU DU LIVRE:
Avant de vous livrer mon point de vue de ce livre, je vous donne à lire la 4e de couverture.
Minoru Eguchi est armurier dans une île du sud du Japon, l'île d'Ôno. Sur son lit de mort, il se souvient de sa vie commencée à la fin du siècle dernier [le XIXe siècle] dans le Japon de la fin de l'ère Meiji. On le suit, lui et sa famille, à travers les guerres du XXe siècle, à travers la richesse ou la pauvreté, à travers les interrogations sur la vie, l'amour, la mort…
Pour s'assurer qu'aucune âme n'errera solitaire sans trouver le repos, il entreprendra la construction d'une immense statue qui donne son titre au roman. Un Bouddha debout, parce qu'un <<Bouddha assis ne peut secourir un enfant qui se noie, tandis qu'un Bouddha debout peut se précipiter au secours de ceux qui en ont besoin.>> Un Bouddha édifié avec les ossements de tous les morts de l'île d'Ôno. <<Un Bouddha qui symboliserait la promesse de se revoir dans l'autre monde. Une sépulture qui ne serait jamais laissée par les vivants, tant que l'île existerait.>>
MES REMARQUES PERSONNELLES:
Une phrase de l'accroche est à souligner: "à travers les interrogations sur la vie l'amour, la mort…" j'ajouterai : et l'amitié. A souligner parce que nous avons là le vrai thème central du livre. Le Bouddha blanc, même si sa présence dans le roman est annoncée assez tôt par quelques visions de Minoru, le projet de la statue ne vient que tardivement dans le dernier quart du roman. Ce qui n'en fait pas pour autant un titre usurpé.
Ne pensez pas, cependant, que c'est un livre morbide.
On s'attache peu à peu à cet homme qui est pacifique, opiniâtre, qui rebondit face à l'adversité, qui toute sa vie garde le remords d'avoir achevé ce soldat russe dans la grande steppe enneigée.
Les sentiments sont suggérés par l'auteur, tout en nuance, en demi-teinte.
Le tout est fort bien traduit par Corinne Atlan dans un français très naturel.
Bref, je suis contente de ma lecture…
Grand Bouddha à Kamakura




















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