Un petit article assez rapide pour répondre à une question qui m'a été posée: parler ici des hôtels capsules.
Personnellement, je n'en ai pas l'expérience. Une de mes amies françaises a un jour joué le jeu de la gaijin qui débarque et veut découvrir pour avoir droit à une petite visite; je ne suis pas allée jusque là.
Je vais donc vous renvoyer à 2 articles illustrés que j'ai trouvés facilement; il y en a d'autres…
Mais je tiens à ajouter des rectificatifs, mises à jour, complément d'information au sujet de ce que vous allez lire.
- L'un comme l'autre des articles dit que les femmes n'utilisent pas ce genre d'hébergement.
Soyons un peu plus précis: maintenant, il en existe aussi pour femmes. Ou bien dans un même hôtel, accès différent (Ce qui, quand on connaît le Japon, fait penser au sento (bain public) pour hommes et femmes pour des lieux bien cloisonnés. Ou disons: il y a la ruche hommes et la ruche femmes sans communication entre les 2. Je crois que c'est en raison du dispositif général que l'image de la ruche me vient toujours plus vite que celle des couchettes de train. Cette amménagement se comprend quand on voit la promiscuité à laquelle on est contraint…
- Que les femmes soient moins concernées, c'est normal. Ce n'est pas un lieu d'hébergement de tourisme. C'est un dépannage pour l'employé de bureau qui a trop traîné pour rentrer chez lui alors qu'il habite fort loin (rappelons qu'à Tokyo il est courant d'habiter à une heure une heure et demie (voire plus!) de son lieu de travail, ou de son école). Le salary-man trouvera là une solution plus économique que le taxi pour rentrer alors qu'il n'a déjà plus de transport public, et plus reposante aussi.
Le nombre de jeunes femmes - célibataires - employées de bureau (OL = office lady) très indépendantes ayant bien augmenté, elles aussi maintenant trouvent l'utilité de ces aménagements. L'offre a répondu à la demande.
- Le premier des 2 articles montre aussi un immeuble de Shimbashi à l'architecture bien particulière en laissant croire, dans ce qui est écrit, que TOUS les hôtels capsules sont sur ce modèle.
Totalement faux.
Tout récemment encore je suis passée devant un immeuble du quartier de Jimbochô; petit immeuble à l'apparence très banale. Il s'agissait en fait d'un de ces hôtels, avec réception à l'étage. Juste un exemple parmi tant d'autres qui existent…
- Dans le premier article, je remarque aussi cette phrase:
<<tout le monde est prié de retirer ses chaussures pour marcher pieds-nus à l'intérieur de l'enceinte. Les Japonais considèrent les pieds-nus ou les chaussettes comme plus hygiéniques.>>
C'est moi qui souligne. Rédigé ainsi, c'est présenté comme une fantaisie de l'esprit (tordu?) japonais. Trouve-t-on mieux de circuler partout à l'intérieur avec des semelles qui ont marché dans on ne sait pas trop quoi à l'extérieur?
Si vous prévoyez un voyage au Japon, n'oubliez pas de bien choisir vos chaussures pour pouvoir facilement les enlever et les remettre. Sachez aussi que l'on ne va pas aux toilettes (sauf les toilettes publics comme dans les grands magasins, cafés, restaurants…) avec les chaussons utilisés dans le reste de la maison; et qu'on ne va pas sur un tatami avec des chaussons, même neufs (ce qui n'est pas sans me rappeler une anecdote de mon premier jour au Japon il y a X années…)
Pour l'instant, il n'y a qu'au Japon qu'on trouve ce genre d'hébergement. Je me demande quel sera le pays le premier à l'imiter …
Le premier article sur l'Internaute
Le deuxième, sur Le Routard

Celui-ci joue du tambour.

Cet autre apporte une sorte de petite table sur laquelle on servira le bol de thé, ou de sake.

En voilà à l'allure un peu plus martiale

L'arme est d'une longueur impressionnante mais le visage a une expression bien sympathique

Voilà à quoi ressemble une chaise à porteur, de luxe, à la japonaise. Il n'y a pas de siège, on y est assis à même le sol. En japonais on l'appelle "boîte" (kago)…
Derrière, vous aprcevez d'autres objets miniatures en laque: la coiffeuse, la commode à tiroirs, il y a aussi les bols sur un plateau…
Sur la première photo, vous pourrez remarquer en bas de l'escalier un sac d'une sorte de confiserie, ou plutôt biscuits fait de riz soufflé, qu'on appelle "arare".
Normalement, on place à côté un ikebana composé avec des branches de prunier (ume) en fleurs et des fleurs de colza (na no hana).
La tradition veut qu'on expose ces poupées assez à l'avance mais qu'on doive rapidement les ranger dès le 4 mars, sinon on risque que sa fille ait des difficultés à se marier.
Il y en a à tous les prix. Elles peuvent être de véritables œuvres d'art et sont transmises de génération en génération. Quand il faut en acheter pour qu'il y en ait à exposer dans la maison où une fille est née, c'est souvent la grand-mère qui fait ce cadeau. Cadeau de naissance en quelque sorte. Il y a à Tôkyô un quartier spécialisé dans ce commerce.
Le 3 mars, on consomme souvent un sushi spécial, on boit le "amazake", une boisson sucrée et chaude faite à base de riz cuit assez longtemps à la vapeur et laissé un peu en attente, juste avant que la fermentation ne commence vraiment. Après quand il fermente, c'est ce qui deviendra du sake.
Mais dans l'ensemble, cette journée reste banalisée.
Alors que la Fête des garçons est un jour férié…

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