Mercredi 1 mars 2006

HISTORIQUE

QUAND ET PAR QUI LE GOLF A-T-IL ÉTÉ INTRODUIT AU JAPON ?

En 1903, par un marchand anglais du nom de Arthur H Groom. Il fonda le premier terrain à Kobe. La pratique de ce sport est d’abord restée longtemps marginale.

QU’EST-CE QUI A AIDÉ À LE DÉVELOPPER ?

En 1957, deux joueurs japonais ont remporté la cinquième World Cup au Canada. Cet exploit a attiré beaucoup de Japonais vers ce sport.
Jusqu’aux années 70, il restait cependant considéré comme un sport de privilégiés en raison des tarifs très élevés des clubs.
Il s’est davantage popularisé dans les années 80.

QUELQUES CHIFFRES

Y A-T-IL BEAUCOUP DE TERRAINS DE GOLF AU JAPON ?

D’après l’un des documents consultés, il y aurait « plus de mille terrains de golf où plus de 40 millions de Japonais pratiquent au moins une fois par semaine ». Comme la récession économique a entraîné la fermeture ou l’arrêt d’aménagement d’un certain nombre de terrains (parfois aussi en raison de mouvements écologiques locaux), il faudrait pouvoir vérifier les chiffres les plus récents.

Aux terrains traditionnels s’ajoutent les installations sur les toits en terrasse des immeubles, en ville, où les gens vont plus facilement s’entraîner pour un prix beaucoup plus modique.

Y A-T-IL DES JOUEURS PROFESSIONNELS ?

Oui. En 2000, il y avait 3.471 hommes et 619 femmes. Ce qui montre bien que ce sport s’est nettement répandu.

ASPECT SOCIAL

Le terrain de golf a longtemps été une sorte d’extension des entreprises.

Abonnements annuels et entrées, très coûteux disions-nous plus haut, étaient pris en charge par la compagnie. De plus, si le chef de bureau ou de service  dit à un de ses employés de venir au golf avec lui pendant le week-end, dans la société japonaise il n’est pas question de dire non, même bien poliment…

Soulignons toutefois que l’éclatement de la bulle, la récession économique, ont mis un frein à ces habitudes : les entreprises ne peuvent plus être aussi généreuses.


Documents consultés pour dates et chiffres:
Le Japon, Dictionnaire et Civilisation Louis Frédéric. Ed. Bouquins Robert Laffont
Dictionnaire de la Civilisation japonaise  éd. Hazan
日本丸ごと事典 Japan at a glance updated éd. Kodansha Bilingual Books
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Mercredi 1 mars 2006
Un petit article assez rapide pour répondre à une question qui m'a été posée: parler ici des hôtels capsules.

Personnellement, je n'en ai pas l'expérience. Une de mes amies françaises a un jour joué le jeu de la gaijin qui débarque et veut découvrir pour avoir droit à une petite visite; je ne suis pas allée jusque là.

Je vais donc vous renvoyer à 2 articles illustrés que j'ai trouvés facilement; il y en a d'autres…

Mais je tiens à ajouter des rectificatifs, mises à jour, complément d'information au sujet de ce que vous allez lire.

  1. L'un comme l'autre des articles dit que les femmes n'utilisent pas ce genre d'hébergement.
    Soyons un peu plus précis: maintenant, il en existe aussi pour femmes.  Ou bien dans un même hôtel, accès différent (Ce qui, quand on connaît le Japon, fait penser au sento (bain public) pour hommes et femmes pour des lieux bien cloisonnés. Ou disons: il y a la ruche hommes et la ruche femmes sans communication entre les 2. Je crois que c'est en raison du dispositif général que l'image de la ruche me vient toujours plus vite que celle des couchettes de train.  Cette amménagement se comprend quand on voit la promiscuité à laquelle on est contraint…
  2. Que les femmes soient moins concernées, c'est normal. Ce n'est pas un lieu d'hébergement de tourisme. C'est un dépannage pour l'employé de bureau qui a trop traîné pour rentrer chez lui alors qu'il habite fort loin (rappelons qu'à Tokyo il est courant d'habiter à une heure une heure et demie (voire plus!) de son lieu de travail, ou de son école). Le salary-man trouvera là une solution plus économique que le taxi pour rentrer alors qu'il n'a déjà plus de transport public, et plus reposante aussi.
    Le nombre de jeunes femmes - célibataires - employées de bureau (OL = office lady) très indépendantes ayant bien augmenté, elles aussi maintenant trouvent l'utilité de ces aménagements. L'offre a répondu à la demande.
  3. Le premier des 2 articles montre aussi un immeuble de Shimbashi à l'architecture bien particulière en laissant croire, dans ce qui est écrit, que TOUS les hôtels capsules sont sur ce modèle.
    Totalement faux.
    Tout récemment encore je suis passée devant un immeuble du quartier de Jimbochô; petit immeuble à l'apparence très banale. Il s'agissait en fait d'un de ces hôtels, avec réception à l'étage. Juste un exemple parmi tant d'autres qui existent…
  4. Dans le premier article, je remarque aussi cette phrase:
    <<
    tout le monde est prié de retirer ses chaussures pour marcher pieds-nus à l'intérieur de l'enceinte. Les Japonais considèrent les pieds-nus ou les chaussettes comme plus hygiéniques.>>
    C'est moi qui souligne. Rédigé ainsi, c'est présenté comme une fantaisie de l'esprit (tordu?) japonais. Trouve-t-on mieux de circuler partout à l'intérieur avec des semelles qui ont marché dans on ne sait pas trop quoi à l'extérieur?

    Si vous prévoyez un voyage au Japon, n'oubliez pas de bien choisir vos chaussures pour pouvoir facilement les enlever et les remettre. Sachez aussi que l'on ne va pas aux toilettes (sauf les toilettes publics comme dans les grands magasins, cafés, restaurants…) avec les chaussons utilisés dans le reste de la maison; et qu'on ne va pas sur un tatami avec des chaussons, même neufs (ce qui n'est pas sans me rappeler une anecdote de mon premier jour au Japon il y a X années…)

Pour l'instant, il n'y a qu'au Japon qu'on trouve ce genre d'hébergement. Je me demande quel sera le pays le premier à l'imiter …
Le premier article sur l'Internaute
Le deuxième, sur Le Routard




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Jeudi 2 mars 2006
Ce que j'ai envie de dire aujourd'hui n'a qu'un rapport relatif avec le Japon: j'ai eu connaissance de ce que je vais partager avec vous par une émission de la chaîne de télé nationale, la NHK.

Une émission qui a lieu une fois par semaine, où l'on présente des lieux répertoriés comme sites protégés par l'UNESCO.

Ce soir, c'était la jolie petite cité de Galle, au sud de Shri Lanka (qui s'appelait encore Ceylan quand j'y suis allé). Mais le reportage un an après le tsunami.

Ce qui m'a marquée, émue au point de vouloir en parler ici, ce n'est pas d'avoir vu la belle église construite du temps de la colonisation espagnole toujours debout, ni l'évocation du quasi esclavage auquel les Sri lankais était réduits à l'époque. Non. C'est autre chose.

Au moment du tsunami, les religieux, toute obédience confondue, se sont unis pour aider la population de façon indistincte. C'est déjà très bien.

Ce qui est
mieux encore , c'est la suite:

Un moine bouddhique a pensé qu'il ne fallait pas en rester là. Il a contacté les représentants des trois autres religions présentes en cette cité pour que soient maintenues l'union, l'harmonie entre eux tous. Ainsi, des réunions d'information sur les diverses croyances ont été organisées où voisinaient femmes en foulard islamique, chrétiens, bouddhistes… Chacun découvrant avec attention et respect la vérité de l'autre.
Et pour l'anniversaire du tsunami, une belle grande réunion de toute la cité avait lieu pour une grande prière œcuménique très sincère et émouvante.

Emouvante aussi parce que tranchant tellement avec l'intolérance qui règne souvent sauvagement par les temps qui courent…

Un bel exemple à méditer

et à imiter…




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Vendredi 3 mars 2006
ひな祭り hinamatsuri

Comme son nom l'indique les filles sont à l'honneur ce jour-là. On expose u couple de poupées placées sur une petite estrade en tatami , devant un paravent doré. Mais dans certaines grandes maisons (il faut de la place), jusqu'à une pièce entière leur est consacrée. L'exemple que j'ai photogaphié là est dans le grand hall d'un centre municipal de l'arrondissement de Chiyoda, à Tokyo.



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Vous voyez là le prince et la princesse en costume de la période Heian. Ils sont accompagnés de leurs suivantes et hommes d'escorte.


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Celui-ci joue du tambour.

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Cet autre apporte une sorte de petite table sur laquelle on servira le bol de thé, ou de sake.

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En voilà à l'allure un peu plus martiale



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L'arme est d'une longueur impressionnante mais le visage a une expression bien sympathique


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Voilà à quoi ressemble une chaise à porteur, de luxe, à la japonaise. Il n'y a pas de siège, on y est assis à même  le sol. En japonais on l'appelle "boîte" (kago)…

Derrière, vous aprcevez d'autres objets miniatures en laque: la coiffeuse, la commode à tiroirs, il y a aussi les bols sur un plateau…
Sur la première photo, vous pourrez remarquer en bas de l'escalier un sac d'une sorte de confiserie, ou plutôt biscuits fait de riz soufflé, qu'on appelle "arare".

Normalement, on place à côté un ikebana composé avec des branches de prunier (ume) en fleurs et des fleurs de colza (na no hana).

La tradition veut qu'on expose ces poupées assez à l'avance mais qu'on doive rapidement les ranger dès le 4 mars, sinon on risque que sa fille ait des difficultés à se marier.

Il y en a à tous les prix. Elles peuvent être de véritables œuvres d'art et sont transmises de génération en génération. Quand il faut en acheter pour qu'il y en ait à exposer dans la maison où une fille est née, c'est souvent la grand-mère qui fait ce cadeau. Cadeau de naissance en quelque sorte. Il y a à Tôkyô un quartier spécialisé dans ce commerce.

Le 3 mars, on consomme souvent un sushi spécial, on boit le "amazake", une boisson sucrée et chaude faite à base de riz cuit assez longtemps à la  vapeur
et laissé un peu en attente, juste avant que la fermentation ne commence vraiment. Après quand il fermente, c'est ce qui deviendra du sake.

Mais dans l'ensemble, cette journée reste banalisée.

Alors que la Fête des garçons est un jour férié…


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Petites infos:






Bienvenue à bord


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De sombres histoires de beurre et de fromage, au Japon ---> CLIC.


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N.B:
Il y a visiblement un bug dans la fonction "recherche". Je vais  m'occuper de cela le plus rapidement possible avec Over-Blog.

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