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Quel temps fait-il à Tokyô?

 
Vendredi 19 octobre 2007



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Ma libellule
En te voyant toute mignonne,
Blanche dans ta robe d'azur,
Je pensais à quelque madone
Drapée en un pan de ciel pur ;

Je songeais à ces belles saintes
Que l'on voyait, du temps jadis,
Sourire sur les vitres peintes,
Montrant du doigt le paradis ;

Et j'aurais voulu, loin du monde
Qui passait frivole entre nous,
Dans quelque retraite profonde,
T'adorer seul à deux genoux...

*


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* *

Soudain, un caprice bizarre
Change la scène et le décor,
Et mon esprit au loin s'égare
Sur de grands prés d'azur et d'or,

Où, près de ruisseaux minuscules,
Gazouillants comme des oiseaux,
Se poursuivent les libellules,
Ces fleurs vivantes des roseaux.

- Enfant, n'es-tu pas l'une d'elles
Qui me suit pour me consoler ?
Vainement tu caches tes ailes :
Tu marches, mais tu sais voler.

Petite fée au bleu corsage,
Que je connus dès mon berceau,
En revoyant ton doux visage,
Je pense aux joncs de mon ruisseau !

Veux-tu qu'en amoureux fidèles
Nous retournions dans ces prés verts ?
Libellule, reprends tes ailes,
Moi, je brûlerai tous mes vers ;

Et nous irons, sous la lumière
D'un ciel plus frais et plus léger,
Chacun dans sa forme première,
Moi courir, et toi voltiger.

François FABIÉ (1846-1928)
(Recueil : Fleurs de genêts)


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communauté : Expatrie(e)s recommander
Mercredi 26 décembre 2007
Il parait que cette coincidence ne se produit pas très souvent; dommage que je n'aie pas suffisamment bien entendu pour noter quand serait la prochaine fois, mais d'après ce que je crois avoir entendu , ça fera beaucoup d'années...

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Insomniaque
le faisan criaille -
la lune se glace

Takarai Kikaku (1661-1707)
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communauté : Japon recommander
Mercredi 16 avril 2008
Dans mon précédent billet, j'ai livré cette photo à votre sagacité:

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Vous avez tous "vus" un cygne. Je laisse cette spécialité à
Bandolera qui depuis quelque temps nous montre une super vedette.
Tous, sauf un:
Patrick qui, lui, a pensé à... un héron.
Maintenant, je vous montre la photo entière.

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Vous allez me dire qeu là, je triche (rire) alors en voilà d'autres:

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Et je vous garantis que c'estans le centre de Tokyo, tout près de chez moi. Il n'est pas dans un zoo, ou dans un parc d'agrément auquel on aurait ajouté ça. Il est comme mes canards, il a une présence saisonnière.


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Et avant-hier, le 14, il faisait beau et chaud.

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Voilà à quoi ressemblent les cerisiers maintenant que les pétales sont tombés.

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LE HÉRON

   Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
   Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
              Il côtoyait une rivière.
   L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
   Ma commère la Carpe y faisait mille tours
              Avec le Brochet son compère.
   Le Héron en eût fait aisément son profit :
   Tous approchaient du bord, l’Oiseau n’avait qu’à prendre ;
              Mais il crut mieux faire d’attendre
              Qu’il eût un peu plus d’appétit.
   Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
   Après quelques moments l’appétit vint ; l’Oiseau
              S’approchant du bord vit sur l’eau
   Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
   Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux,
              Et montrait un goût dédaigneux
              Comme le Rat du bon Horace.
   Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
   Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
   La Tanche rebutée , il trouva du Goujon.
   Du Goujon ! c’est bien là le dîné d’un Héron !
   J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
   Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
              Qu’il ne vit plus aucun Poisson.
   La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise
              De rencontrer un Limaçon.
              Ne soyons pas si difficiles :
   Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
   On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
            Gardez-vous de rien dédaigner ;
   Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
   Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons
   Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
   Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons.

LA FILLE

            Certaine Fille, un peu trop fière
            Prétendait trouver un mari
   Jeune, bien fait, et beau, d'agréable manière,
   Point froid et point jaloux ; notez ces deux points-ci.
            Cette Fille voulait aussi
            Qu'il eût du bien, de la naissance,
   De l'esprit, enfin tout ; mais qui peut tout avoir ?
   Le destin se montra soigneux de la pourvoir :
            Il vint des partis d'importance. 
   La Belle les trouva trop chétifs de moitié :
   Quoi moi ? quoi ces gens-là ? l'on radote, je pense.
   A moi les proposer ! hélas ils font pitié .
            Voyez un peu la belle espèce !
   L'un n'avait en l'esprit nulle délicatesse ;
   L'autre avait le nez fait de cette façon-là ;
            C'était ceci, c'était cela,
            C'était tout ; car les précieuses
            Font dessus tout les dédaigneuses.
   Après les bons partis les médiocres gens
            Vinrent se mettre sur les rangs.
   Elle de se moquer.  Ah vraiment,  je suis bonne
   De leur ouvrir la porte : ils pensent que je suis
            Fort en peine de ma personne.
            Grâce à Dieu je passe les nuits
            Sans chagrin, quoique en solitude.
   La Belle se sut gré de tous ces sentiments.
   L'âge la fit déchoir ; adieu tous les amants .
   Un an se passe et deux avec inquiétude.
   Le chagrin vient ensuite : elle sent chaque jour
   Déloger quelques Ris, quelques Jeux, puis l'Amour ;
            Puis ses traits choquer et déplaire ;
   Puis cent sortes de fards. Ses soins ne purent faire
   Qu'elle échappât au Temps, cet insigne larron :
            Les ruines d'une maison
   Se peuvent réparer : que n'est cet avantage
            Pour les ruines du visage !
   Sa préciosité changea lors de langage.
   Son miroir lui disait : Prenez vite un mari.
   Je ne sais quel désir le lui disait aussi ;
   Le désir peut loger chez une précieuse.
   Celle-ci fit un choix qu'on n'aurait jamais cru,
   Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse
           De rencontrer un malotru.

 


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Bienvenue à bord


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Dernière minute: toutes mes pensées pour les trop nombreuses victimes du tremblement de terre en Chine

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Pour l'artiste OKAMOTO Taro ---
> CLIC. Je n'arrive pas à trouver une image de son œuvre "le bras blessé" (1936). Si jamais quelqu'un le trouve,  merci de me le signaler.
(Il faut sans doute chercher en japonais, mais j'igore le titre japonais de cette œuvre...)

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N.B:
Il y a visiblement un bug dans la fonction "recherche". Je vais  tâcher de trouver le temps de m'en occuper...

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