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Dimanche 10 septembre 2006
Bonjour, bonsoir.

Aujourd'hui, ce sont deux photos sorties de mes archives. Le genre de Cosplay dont je regrette qu'il n'y ait plus guère d'exemple maintenant. C'était plus joli, plus recherché. D'ailleurs, même le hyper gothique était mieux fait.

Les deux jeunes filles que je vous montre aujourd'hui étaient deux copines toujours là, tous les dimanches, avec quelques autres. Elles passaient un bon moment, ainsi déguisées, sans déranger personne, et en laissant les lieux très propres en les quittant, comme la plupart des autres, d'ailleurs.

Place aux images.

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A demain pour d'autres nouvelles du Japon.


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Lundi 11 septembre 2006
Bonjour, bonsoir.



J'ai le plaisir depuis quelque temps déjà, de constater que les papas des nouvelles générations s'occupent souvent des enfants, ce qui est une nouveauté dans le paysage social japonais, d'autant plus qu'ils le font aussi à l'extérieur, pas seulement dans l'intimité de la maison.

J'en ai vu encore de nombreux exemples penanat ce week-end. De jeunes papas seuls avec les enfants encore petits et s'en occupant fort bien. Et on sentait que le contact était régulier, qu'il y avait une bonne complicité entre le père et les enfants.

Dimanche aussi, lorsque nous avons déjeuné au Denny's de Kamakura, à la table voisine de la nôtre s'est installé un papa avec ses deux gamines d'environ 12 et 8 ou 9 ans. On le sentait tout fier, tout content avec ses deux mignonnes à qui il avait envie de faire plaisir. A d'autres tables des familles complètes dont le jeune papa était attentif aux enfants, mais avait la mine bien fatiguée.

Les semaines pèsent lourd avec les diverses contraintes sociales particulièrement fortes au Japon… il est sûr que dans ces conditions, on peut avoir moins l'énergie nécessaire pour le "kazoku (famille) sa-viçou (service)".

Et éventuellement, après avoir longtemps joué avec un adorable petit bout de chou très remuant, il est peut être difficile de réprimer un grand baillement qui n'est pas d'ennui, mais bien spectaculaire quand même.




Et vive les papas qui tiennent bien leur rôle de père en étant présents et attentifs aussi.



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Mardi 12 septembre 2006
Bonjour, bonsoir

Aujourd'hui, j'ai passé une excellente journée, même s'il pleuvait et s'est mis à faire subitement relativement froid. Le soleil était dans les cœurs: nous retrouvions, un petit groupe d'amies à l'origine connaissances "virtuelles", rencontrées sur le net. J'avais déjà rencontré deux d'entre elles il y a un mois environ; première rencontre "réelle" pour les 4 autres personnes même si j'avais l'impression de les connaître "pour de bon" étant donné la richesse des échanges que nous avons eu jusque là.

Ce n'est pas la première fois que pour moi que le virtuel devient réel et c'était toujours pour bien concrétiser et consolider des amitiés. Parmi les personnes présentes, il y avait la charmante Julie dont vous pouvez lire le blogue où elle nous raconte sa découverte du Japon où elle est présente de date récente.

Nous nous étions donné rendez-vous au cœur de Ginza, cette avenue surnommée "les Champs Elysées de Tokyo" et qui d'ailleurs est jumelée avec cette avenue parisienne. Et nous sommes allés nous installer dans une brasserie qui fait figure de monument historique: elle a été ouverte en 1934. A l'époque, c'était un peu un lieu chic, voire snob. Je vous mets quelques photos pour que vous vous fassiez une idée de son charme rétro qui est aussi la raison pour laquelle je l'apprécie.


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Le grand panneau décoré est fait en mosaïque. Les murs sont en briques vernissées. Et pour finir je vous montre une des choses qui occupent les francophones épouses de japonais quand elles se rencontrent:


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Là, vous n'en voyez qu'une infime partie: nous avons fait une véritable foire aux livres!!!



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Mercredi 13 septembre 2006
村上春樹

En tant que nom d'auteur, il faut faire attention avec celui de Murakami: ils sont plusieurs, d'où l'importance de ne pas oublier le prénom.

RÉSUMÉ BIOGRAPHIQUE:

Celui dont je parle aujourd'hui, Haruki, est né le 12 janvier 1949. Il a étudié la tragédie grecque, ouvert un club de jazz à Tôkyô de 1974 À 1981 avant de se consacrer à l'écriture. Ne supportant pas le conformisme de la société japonaise, il s'expatrie en Grèce, en Italie, puis aux États-Unis. Traducteur de Scott Fitzgerald et Raymond Carver, il rencontre le succès dès son premier roman
Ecoute le chant du vent (1979, non encore traduit en français). Aujourd'hui, il enseigne la littérature japonaise à Princeton. J'ajouterai qu'il semble également bon connaisseur de la littérature française. Il est également traducteur en japonais de plusieurs écrivains anglo-saxons (parmi lesquels on peut citer Scott Fitzgerald, John Irving ou encoreRaymond Carver à propos de qui il dit en 1987 à la mort de ce dernier : « Raymond Carver a été sans le moindre doute, le professeur le plus important de mon existence et aussi que mon plus grand ami en littérature ».

LA COURSE AU MOUTON SAUVAGE

Dans son édition originale, ce roman a été publié en 1982. La publication en langue française date de 1990, édition Seuil Point. La traduction a été faite par Patrick de vos et a reçu le prix Noma 1991.

L'intrigue est située dans l'année 1970.

<<Tokyo, l'été: un jeune cadre publicitaire voit sa vie changée pour avoir utilisé un cliché photographique apparemment banal sur lequel figure, lointain détail, un mouton d'une espèce inédite. Contacté, menacé par les émissaires d'une organisation secrète d'extrême droite, il entreprendra un voyage initiatique et paradoxal dans les contrées neigeuses de Hokkaïdo, hors du monde connu, jusqu'à rassembler les clés d'une ténébreuse entreprise de pouvoir absolu. Des personnages attachants (un ami d'enfance surnommé le Rat, une amante aux oreilles sublimes, un chauffeur de voiture qui prétend téléphoner à Dieu tous les soirs, etc.) peuplent la dérive aventureuse du narrateur, se trouvant ainsi liés par le fil invisible du destin.

Le style de Haruki MURAKAMI se caractérise par une extrême simplicité, une limpidité en parfaite communion avec l'impression de transparence que dégage le roman. Cette transparence n'est pas facteur d'insignifiance, mais reflet de la légèreté des êtres et des choses, et de l'instabilité du monde. Les instants tragiques ou douloureux sont à peine entrevus qu'ils disparaissent. C'est pourquoi le lecteur suit le narrateur dans ses aventures, comme s'il faisait curieusement le même rêve, le même cauchemar.

Bien que Dostoïevski soit cité à plusieurs reprises, et que Conan Doyle et Conrad soient les deux seules références littéraires explicites, ce roman fait souvent penser à la littérature américaine contemporaine. en ce sens, l'œuvre de Murakami est absolument moderne, et parait ne rien devoir aux classiques japonais. Son univers apparaît d'emblée très original, à la fois minimaliste, aérien et chaleureux.>>

Le ton adopté par Murakami, qui peut faire penser un peu à celui utilisé par Camus dans L'Etranger (écriture "blanche", simplement c'est plus naturel chez Murakami que chez Camus qui s'est beaucoup forcé contre sa tendance lyrique) contribue beaucoup à ce que le lecteur se laisse aller à prendre pour naturel des phénomènes pour le moins étranges que raconte le narrateur quand on arrive vers la fin du roman. Ceci est une des choses qui m'a particulièrement marquée à la lecture et relecture de ce roman et qui en fait une des originalités.

Dans le premier quart du roman on peut être un peu dérouté par des retours en arrière qui ne sont pas très clairement annoncés comme tel et dont sur le coup on se demande l'utilité. Mais sous cette apparence d'intrigues multiples sans lien entre elles, les fils se nouent peu à peu et tout se met en place. Une méthode de construction romanesque que Murakami semble aimer, on la retrouve plus systématiquement dans un autre roman dont je vous parlerai aussi.

Son goût pour le jazz et sa connaissance de ce genre musical est évident: le narrateur mentionne souvent les morceaux qu'il est en train d'écouter ou qui sont diffusés dans le bar où il est installé…

Un roman qui pourrait plaire à un très large public…

L'INCIPIT:

<<Un ami qui avait appris sa mort, par hasard, en lisant le journal, m'annonça la nouvelle au téléphone. D'une voix lente il me lut dans l'appareil l'unique paragraphe de l'article paru dans l'édition du matin. C'était d'une platitude! On eût dit un exercice de quelque journaliste débutant frais émoulu de l'université.
Tel jour de tel mois, dans tel quartier, le camionneur Untel avait écrasé la personne Unetelle. Une enquête était en cours au sujet d'Untel, soupçonné d'homicide involontaire, résultant d'un manque de prudence dans le cadre de sa profession.
Cela sonnait un peu comme un court poème porté au frontispice d'une revue.
<<L'enterrement, où peut-il bien avoir lieu? demandai-je.
- Ça, je n'en sais rien, fit-il. D'abord, avait-elle seulement une maison?>>

Bien sûr, elle avait une maison.
Je téléphonai le jour-même à la police qui me communiqua l'adresse et le numéro de la maison des parents, et j'appelai ensuite ceux-ci pour connaître la date de l'enterrement. Comme disait je ne sais qui, on parvient toujours à être au courant si on s'en donne la peine.>>

Peut-être d'autres extraits une autre fois.

BONNE LECTURE.


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Petites infos:






Bienvenue à bord


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C'est la saison des hortensias; il y en a de très beaux.Dans les environs de Tokyo, à voir en particulier à Kamakura.
(Cliquer sur la petite photo pour la voir en grand.)


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Pour l'artiste OKAMOTO Taro ---> CLIC. Je n'arrive pas à trouver une image de son œuvre "le bras blessé" (1936). Si jamais quelqu'un le trouve,  merci de me le signaler.
A force de persévérance, et en visionnant une vidéo en japoanis sur youtube dont il a fait une copie d'écran,
Jean-Marie nous a trouvé le tableau cherché; qu'il en soit remercié.



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N.B:
Il y a visiblement un bug dans la fonction "recherche". Je vais  tâcher de trouver le temps de m'en occuper...

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