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Samedi 21 octobre 2006
Bonsoir.

Me voilà à nouveau avec vous. Je suis bien installée, avec ma tasse de thé chinois, le grand calme de la nuit, et mes souvenirs plein la tête... Je me fais l'effet du conteur le soir à la veillée... Je suis prête à continuer mon récit d'hier: mon arrivée au Japon par bateau, il y a 37 ans.

Quand je vous ai quittés hier soir, nous étions dans la voiture pour aller de la gare maritime de Yokohama à la maison de ma belle-famille dans cette partie de Tokyo qui est l'arrondissement de Setagaya, pas loin du parc de Inokashira.

Maintenant, je suis capable de donner ces précisions. A ce moment-là, je ne comprenais évidemment strictement rien à l'itinéraire suivi, aux endroits où nous passions... Et contrairement à son habitude, mon mari était avare d'explications. Rappelons-nous qu'il retrouvait son pays et sa famille après quatre ans et demie de séparation.

J'ai le souvenir un peu vague qu'il y avait eu un premier arrêt de la voiture; j'ai naturellement cru qu'on était arrivés, jusqu'à ce que mon mari ait enfin le réflexe de me détromper. Du coup, lorsqu'on s'est arrêtés pour de bon, je ne réalisais pas vraiment, surtout que mon mari semblait sans réaction. En fait, sa réaction était, je pense, d'être submergé d'émotions.

Voilà. Le moment est venu de passer du livresque au réel  pour la connaissance du mode de vie japonais, ce qui attirait tant ma curiosité quelques années auparavant.


Une maison familiale de plain-pied, traditionnelle. Un grand "genkan"  l'entrée pas au sol de terre battue, non, mais c'était presque cette impression. Une pierre qui sert de marche haute pour accèder au niveau où se trouve le plancher ou le tatami selon les parties de la maison. Un couloir central dont les parois sont les portes coulissantes des diverses pièces; le bain à l'ancienne, le Goemon-buro pour ceux qui connaissent: une sorte de grande cuve de fonte avec le feu de bois qui chauffe l'eau, nécessité d'une claie de bois pour poser les pieds sur le fond; le vrai "kyakuma" salon à la japonaise avec son "tokonoma" ou alcove décorative; les WC, eux, pas traditionnels: ils avaient fait faire des toilettes à l'occidentale pour mon arrivée; et le fameux rengaya , la veranda qui longe le côté jardin. Et puis l'autel shintoïste dans telle pièce de la maison et le "butsudan" ou autel des ancêtres dans la petite salle à manger séjour. Et un vrai "kura" ou grenier à la japonaise.

Entrons donc découvrir tout celà.

Oui, c'est vrai, il faut se déchausser dans les maisons japonaises. Il y a tout un alignement de "sulippa-", ou chaussons, tout flambant neuf qui nous attend. Heuuu?? c'est à quel endroit très précisément que je dois enlever les chaussures, entre le sol et la marche c'est où? Bon, maintenant je peux enfiler les savates toute neuves?

Hou la la! on me fait passer en premier! non! trop intimidant! On me fait signe d'avancer le long du couloir puis signe d'entrer dans une grande pièce (le kyukuma) dont les portes étaient grandes coulissées.

Je réponds donc aux gestes d'invite vraiment pressants et fait courageusement 3 pas dans la pièce et j'entends alors un grand cri, proféré par l'aîné des nièces qui avaient alors 19 ans. Je me tourne vers eux: j'ai la vision de tout le monde encore côté couloir, les yeux tournés vers moi et ma nièce (dont je suis maintenant très proche) le visage horrifié faisant de grands gestes du doigt vers le sol en tatami. Je me demande ce qu'il se passe, j'interprète le tout comme l'éventuelle présence d'une souris (si si, je vous jure, rien d'autre n'a su me traverser l'esprit à ce moment-là) mais je ne vois rien de ce genre et ne comprends rien à la confusion générale.

Je vous donne en mille le fin mot de cet épisode: c'était parce que j'avais marché avec les savates - neuves - sur le tatami au lieu d'enlever les savates au seuil de la pièce. Un apprentissage très marquants? non non, rassurez-vous, quand même pas traumatisant!


Ensuite, tout le monde entre dans la pièce, puis on se retrouve tous assis dans les règles de l'art sur le tatami, mon mari et moi face à tous les autres, et en particulier face à ma belle-mère (mon beau-père était décédé quand mon mari avait 10 ans).

Et là, j'ai eu un choc...

Mon mari est soudain devenu quelqu'un que je ne connaissais pas.

Il s'est profondément incliné le front au sol par trois fois en débitant des paroles de circonstances.
Au lieu des grandes embrassades de la plupart des pays occidentaux, c'était la bonne façon respectueuse de saluer sa mère, et les autres, après cette longue absence à l'étranger...  Une image qui est restée fortement ancrée dans ma mémoire.


Il était évident que tout le monde se montrait bien intentionné à mon égard, mais ce fut tout de même une journée fatiguante pour moi: je ne comprenais pas grand chose sinon rien de ce qui se disait et, surtout, j'avais le sentiment de devoir réapprendre tous les gestes élémentaires de la vie quotidienne
- apprendre à entrer dans la maison, à entrer dans une pièce de la bonne façon , surtout quand on fait le service, et qu'on le fait pour des invités
- apprendre à ouvrir et fermer une porte, une fenêtre (coulissantes)
- apprendre à saluer les gens comme il faut
- apprendre à m'asseoir (par terre, et d'une façon correcte)
- apprendre à mettre le couvert
- apprendre à me mettre à table (assise par terre, devant une table basse et un tas de petits machins devant moi)
- apprendre à manger (avec les baguettes plus tous les autres détails)
- apprendre à prendre un bain de la bonne façon
- apprendre à faire mon lit aussi
et que sais-je encore...

Déroutant...

Une fois couchée, mon mari me dit "Attends, je reviens" et il est reparti continuer à parler de choses diverses, et de moi aussi je crois, avec sa mère. Ce qui est très très normal et compréhensible. Mais moi, sur le coup, j'ai trouvé le temps encore plus long qu'il ne l'était pour de vrai et j'ai toute la fatigue émotionnelle de la journée qui est sortie, c'est tout juste si je ne lui en voulais pas de ne pas être là à côté de moi à ce moment précis. Ce qu'on peut être inconscient et égoïste, quelque fois!

Cette maison était habitée par ma belle-mère, frère aîné, sa femme, sa fille. Et pendant deux ans et quelques mois, il y eut nous deux en plus...

C'est ainsi qu'a commencé ma vie au Japon, il y a maintenant 37 ans.




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Mardi 31 octobre 2006
Bonjour.

Ce soir, je reprends pour vous le fil de mes souvenirs.

Celui-ci se situe en France, avant de nous marier. Pour les vacances de Pâques de cette année 68, un voyage dans le Midi avait été décidé, d'abord un petit séjour à Villeneuve-les-Avignon puis avec la voiture, une virée en Camargue et Provence. Il avait ses souhaits assez précis, je l'avais laissé faire le programme à sa convenance, je le conduirais sans problème là où il l'avait prévu.

Il y avait un arrêt prévu à Aigues-Mortes.
Lorsque nous y étions presque arrivés, en voyant un panneau avec le nom, il se met soudain à me dire: <<Aigues-Mortes, ce n'est pas un bon nom, il appelle de mauvaises choses; je n'aurais pas dû prévoir d'arrêt là. Et si on changeait?>> J'ai bien sûr eu ma petite réaction de bonne française: <<Mais qu'est-ce que tu me racontes là?! Tu ne vas quand même pas me dire qu'une personne de ton âge et de ton éducation croit à des sornettes de ce genre!>>

Nous faisons donc notre escale comme prévu, avec une agréable découverte de cette ville, de ses murs d'enceinte.

Le lendemain matin, au petit déjeuner, on nous apporte le plateau sur lequel est posé aussi un journal plié en deux. La face visible est le bas de page. Je le prends et commence à jeter un coup d'œil avant même de le déplier.

Je lis la légende d'une photo dont on ne voit pratiquement rien tant qu'on n'a pas déplié le journal, mais déjà j'ai le cœur qui se met à battre bizarrement, ma figure qui change...

Je déplie le journal et j'ai confirmation de ce que j'avais cru comprendre: j'apprenais l'assassinat de ma marraine par strangulation, écrit là, en première page du Journal du Sud-Ouest.

Et sur le coup, je me suis demandé si j'avais eu raison de me moquer de lui quand il avait trouvé que c'était un nom de mauvaise augure. Je sais que nous arrêter ailleurs n'aurait rien changé. Mais il y a tout de même des coïncidences troublantes...

Un exemple vécu aussi dans le domaine de l'intuition ou prémonition.
C'est lorsque j'avais 11 ou 12 ans dans notre période lyonnaise. Maman avait prévu pour un certain dimanche une excursion en autocar à Notre-Dame de la Salette. Des amis que nous fréquentions beaucoup - une famille de 5 enfants - nous invite pour la même date à une sortie en voiture avec eux pour une autre abbaye très intéressante.Maman dit non en expliquant pourquoi. or ne voilà t'il pas que la dame insiste lourdement en disant "si si il FAUT que vous veniez",au point que Maman en a été intriguée de la part d'une telle personne (ce n'était pas son genre) et a fini par céder.
Bien lui en a pris.
L'autocar dans lequel nous aurions dû être, mon frère, maman et moi, a eu un très grave accident avec beaucoup de morts et de blessés graves.

Et je pourrais vous présenter encore un ou deux exemples authentiques tout aussi spectaculaires...

Il y a de curieux hasards, n'est-ce pas... Que penser de tout celà?


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Jeudi 7 décembre 2006
Bonjour

Je reprends pour vous le fil de mes souvenirs. Vous savez comment j'ai connu mon mari, comment le destin semblait vouloir nous faire des clins d'œil pour que cela se produise; vous savez aussi comment s'est passé mon arrivée au Japon en octobre 1969. (Si vous ne l'avez pas encore lu et en êtes curieux, vous trouvez tout cela dans la catégorie "un peu de moi").

Aujourd'hui, je vais vous raconter ce que j'ai encore en mémoire des formalités qu'à dû subir mon mari pour pouvoir exporter sa petite Française.

Tout d'abord, bien sûr, il a demandé ma main à ma mère (mon père était décédé deux ans plus tôt d'un cancer du foie). Ttraditionnellement au Japon, ce n'est pas directement l'intéressé lui-même qui le fait, mais là on était dans un autre contexte. Il s'était renseigné pour savoir la meilleure façon de faire selon les bonnes manières françaises. Ce genre d'attention ne pouvait que satisfaire ma mère qui venait de la bonne bourgeoisie rouennaise d'autre fois. Il est donc venu sur son trente et un, avec son petit bouquet de fleurs (ça me fait toujours penser à la chanson de Brassens :lol:)
Un jour j'avais eu une discussion très serrée, très tendue, avec ma mère à ce sujet. C'était au petit déjeuner très tôt le matin un jour de semaine donc où je devais partir très tôt de chez nous pour les quarante et quelques kilomètres qui me séparaient de mon lieu de travail. Mais tel que c'était (mal) parti, j'ai estimé que mon avenir était en jeu et qu'au besoin je pourrais arriver (très) en retard s'il le fallait; et c'est ce qui s'est produit. Donc quand il est venu la voir, le terrain avait été aplani et tout s'est bien passé.

Quand a approché l'époque prévue pour le mariage, au printemps 69 et la date a son importance, nous sommes allés à la mairie pour accomplir les formalités. Là, nous avons littéralement sorti la préposée de son tricot. Une des toute premières questions qu'elle m'a posée, c'était de savoir ce que je comptais faire pour la nationalité. Nous avions prévu la chose et mon mari lui-même avait estimé qu'il valait mieux que je garde ma nationalité française: s'il y avait quelque grand remue-ménage, ce serait plus facile de se réfugier en France (penser à ce genre de chose: typique de mon mari!).

Autre question: mariage sous quel régime? Là aussi, la réponse était prête. J'avais préalablement déclaré à mon mari que je voulais le régime de la séparation de biens. Il m'avait alors expliqué que c'était le régime par défaut au Japon, donc pas de problème. C'est là que je lui ai appris qu'en France, pour ça, il fallait établir un contrat de mariage chez un notaire, le régime par défaut étant celui de la communauté des biens. Et c'est donc ce que nous avons fait.

Quelque temps après, il a été convoqué à la Préfecture de police. Il se demandait ce qu'il pouvait bien avoir fait de répréhensible. Et bien non, c'était simplement parce qu'il voulait épouser une Française. On lui posait donc diverses questions et on le prévenait qu'on allait enquêter sur lui: on n'allait pas laisser exporter une ressortissante française au hasard, sans prendre quelques garanties quant à ce qui l'attendait.

Il y a donc eu enquête de proximité: des inspecteurs sont venus dans l'immeuble où il logeait et ont interrogé les voisins de palier, ceux de l'étage au-dessus et au-dessous, ainsi que la personne chez qui il avait une chambre. Cela a produit un drôle d'effet dans cet immeuble très bourgeois de l'avenue des Ternes.

Il y a eu aussi enquête sur lui et sa famille au Japon: rien n'était laissé au hasard. Ils ont eu ainsi la conviction qu'il n'appartenait pas à la fameuse Armée Rouge, et qu'il appartenait à une très bonne famille.

Il fut convoqué une deuxième fois à la Préfecture de Police et je l'y ai accompagnée, j'étais donc présente à l'entretien: c'était cette fois pour lui  donner un satisfecit et l'autorisation de m'épouser et de m'emmener au Japon si telle était notre décision. Et on lui recommandait de bien prendre soin de moi, de ne surtout pas me faire de misères.

Mission accomplie? pas trop mal, oui :D



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Samedi 17 février 2007
Ce soir, à la télé, sur la chaîne nationale NHK, il y a eu un très bon reportage sur Carcassonne.

J'y suis passée une fois, ce devait être en 68... Je savais que c'était un site intéressant, j'avais oublié que c'était si beau, même en tenant compte que les prises de vue était bonne etc.

Un des plans: les vignes en premier plan et la citadelle... une belle lumière rasante... on se serait cru devant une miniature du Moyen-Age... La porte de Narbonne? Ah, oui, celle dont on parlait dans le roman que je suis en train de lire (Labyrinth, Kate Moss, publié en 2005, gros paperback anglais de 697 pages qui va être encore trop vite lu...), et les deux portes l'une après l'autre pour qu'elle descendent jusqu'au fleuve... Heu... non, nous ne sommes pas début du XIIe siècle, je ne suis pas en France à Carcassonne dans la cité médiévale, mais chez moi dans le centre de ToKyo entourée de murs et d'immeubles et je vois ces belles choses de mon pays à la télé...

Une intense émotion... qui est encore là, deux heures plus tard...
Ah! cafard, nostalgie, quand tu nous tiens... ça ne m'est vraiment pas arrivé souvent en 37 ans...

Allez, on va dire que 1) je ne dors peut-être pas assez alors je suis moins résistante 2) je finis par être contaminée par la sensiblerie japonaise :lol:

En tout cas, c'était l'occasion de ramener à ma conscience une caractéristique du Japon: l'éphémérité de toute chose.

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Des constructions vraiment très anciennes comme nous en avons tant en Europe? Non, il n'y en a pas.

Des constructions en bois. Facilement détruites. Par les innombrables luttes féodales; par le feu; par les tremblements de terre; par les volcans...

Les sanctuaires, refaits tous les 20 ans comme celui de Ise...

Et maintenant le pays entier est un chantier permanent. Une belle maison ancienne qui subsiste? Ne surtout pas oublier de se dépêcher de la photographier: qui sait si elle sera encore là demain? (je n'exagère pas). Tiens, cet immeuble, en travaux? de la rénovation déjà, ça fait quoi, une dizaine d'années qu'il est construit, Ah! ba non, carrément détruit pour en faire un autre. Un de plus dans ce cas...
Et surtout pas trop de plan d'urbanisme. En tout cas pas de la façon bien ordonnée dont nous l'entendons en Europe. 

Mais là, revenons plus précisément à l'éphémère devenu principe esthétique

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Considérons par exemple tanka et aïku: essayer de saisir avec des mots un instant, une émotion fugitive, une lumière, un oiseau, un frémissement de la nature que l'on aura tout juste entraperçu. Mais c'était si ténu, que les mots eux-mêmes doivent garder la même légèreté, juste suggérer, rien de plus, les instants de vie sont tout légers, tout fins, ne les apesantissons pas de nos mots et phrases bien lourdauds...

Et c'est finalement le même genre d'esthétique pour les peintures à l'encre de Chine (sumi-e)

Voyez aussi l'engouement pour les sakuras (fleurs de cerisiers) si éphémères ainsi que pour les feuillages d'automne...

L'ikebana en est l'apothéose. Nous essayons de faire ce que nous voulons avec nos matières premières, mais elles gardent leurs caractéristiques de plantes qui évoluent même une fois coupées et qui bougent et qui se fânent. Qand on expose, on doit y aller tous les jours pour vérifier l'état de sa composition: pas de feuille trop flétrie? pas de pétale tombé qu'il faudra enlever? pas de fleur ou de branche qui a perdu l'équilibre pour une raison ou l'autre? et puis sans doute besoin de remettre un peu d'eau dans le vase? Et puis certaines matières sont plus pernicieuses que d'autres et absolument à éviter pour une exposition. Parce que à peine disposées harmonieusement les unes par rapport aux autres, elles se mettent à se tortiller dans tous les sens, comme les tulipes, les na no hana (fleur de colza) et quelques autres. Là, on est caricaturalement dans l'esthétique de l'éphémère!

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J'ai toujours pensé que cet aspect de la pensée et du mode de vie japonais était lié aux conditions du pays lui-même, où la nature est si peu clémente. Voyez pour les constructions: peu de pierre avec le sol volcanique par contre beaucoup de bois. Vite détruit mais vite reconstruit, et le tout à l'avenant, nous pesons peu dans ce monde, pourquoi vouloir se persuader du contraire? Glissons-nous dans cette légèreté...

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Mais j'ai l'impression que les temps modernes ont quelque peu changé les mentalités...

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Arrangements floraux et photos sont bien de moi. Mais j'utilise là mon nom d'ikebana que j'ai reçu en même temps que le diplôme de maître de l'école Koryû (la voie ancienne), la plus ancienne. Le prénom doit comporter une syllabe, la même pour tous les disciples, du prénom du maître. Dans mon cas, c'est la syllabe "ri".

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Petites infos:






Bienvenue à bord


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C'est la saison des hortensias; il y en a de très beaux.Dans les environs de Tokyo, à voir en particulier à Kamakura.
(Cliquer sur la petite photo pour la voir en grand.)


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Pour l'artiste OKAMOTO Taro ---> CLIC. Je n'arrive pas à trouver une image de son œuvre "le bras blessé" (1936). Si jamais quelqu'un le trouve,  merci de me le signaler.
A force de persévérance, et en visionnant une vidéo en japoanis sur youtube dont il a fait une copie d'écran,
Jean-Marie nous a trouvé le tableau cherché; qu'il en soit remercié.



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N.B:
Il y a visiblement un bug dans la fonction "recherche". Je vais  tâcher de trouver le temps de m'en occuper...

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