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Quel temps fait-il à Tokyô?

 
Jeudi 23 mars 2006

Cet article est la suite et fin de, dans l'ordre:
Le sumô, les origines
Lieu et fréquence des tournois
Les lutteurs: leur poids, leur costume
Combien ils gagnent

LE FINANCEMENT

QUI PAIE LES SALAIRES, LES PRIMES, ETC. ?

C’est la toute puissante Association de sumô. Elle contrôle l’ensemble de la profession. En font partie les sumôtori à la retraite  qui ont pu obtenir le titre de « toshiyori » (rappelons que leur nombre est limité à 105) qu’ils soient patrons d’une heya (confrérie) ou non.

Pour assurer leur subsistance, les confréries reçoivent une allocation dont le montant dépend du nombre de lutteurs

C’est également l’association qui prend en charge les salaires et les différentes indemnités des lutteurs et des anciens.

D’OÙ VIENNENT LES FONDS ?

Ils proviennent principalement des recettes encaissées pour les six tournois principaux,  pour les diverses manifestations, les droits de diffusion à la télévision.

Il y a également les dons de diverses sortes. Ceux des mécènes sont importants. Ils soutiennent un lutteur ou une confrérie par des dons qui peuvent être très élevés.


Il y a aussi la vente de photocopies des empreintes de main des lutteurs, accompagnées de leur signature. Les originaux peuvent atteindre des prix importants, de l’ordre de 100.000¥.

BLESSURE

QUE SE PASSE-T-IL QUAND UN LUTTEUR EST BLESSÉ LORS D’UN COMBAT ?

Il est très important pour un lutteur que sa blessure soit reconnue comme accident du travail.
Mais les règles sont très limitatives.
Si le lutteur met un point d’honneur à quitter le dôhyô en faisant relativement bonne figure, s’il attend le lendemain pour être examiné, on ne considérera pas sa blessure comme accident du travail, à moins que son « oyagata », ou patron de confrérie, l’accompagne pour faire recours auprès de l’association, que celle-ci accepte d’examiner le dossier, et veuille bien aller jusqu’à reconnaître qu’il s’agit bien d’une blessure dans le cadre d’un accident du travail.
C’est de première importance  pour le lutteur, pour conserver sa place dans le « banzuke » (tableau de classement).
Si son cas n’est pas reconnu, il est simplement considéré comme perdant les jours où il doit s’absenter pour se soigner ; dans le cas contraire, il n’a pas cette grave pénalisation.


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Vendredi 24 mars 2006
Ces jours-ci, les Japonais avaient quand même une bonne nouvelle pour leur redonner un peu le sourire: leur équipe a gagné la Classique mondiale de baseball qui avait lieu pour la première fois cette année, avec 16 équipes formées de pro, sauf l'équipe cubaine qui s'est pourtant retrouvée en rencontre de match avec le Japon. La partie fut relativement serrée, mais l'honneur est sauf pour le Japon.

L'enthousiasme était bien partagé, il n'est qu'à voir ces photos de l'un des chiens de mon amie Flo, que je remercie au passage pour m'avoir autorisée à utiliser ici ces documents. Si vous allez sur son site, vous verrez beaucoup de choses intéressantes sur les chiens corgy, mais aussi sur la région où elle habite, celle de Sendai.









Quel enthousiasme, n'est-ce pas! Il paraît qu'elle montre le même intérêt pour le sumô et je ne sais plus quel autre sport.

Enthousiasme trop bien partagé par certains humains, comme le prouve cette dépêche qui a bien circulé:

































  lundi 20 mars 2006, 7h22
 
Fou de baseball, l'enseignant suit un match pendant un examen


TOKYO (Reuters) - Un enseignant japonais ayant suivi un match de baseball à la télévision pendant un examen a été contraint de présenter ses excuses à ses élèves, perturbés par la retransmission sportive.

Ce professeur d'une école primaire d'Osaka n'a pu résister à la tentation d'allumer le téléviseur dont la salle de classe était équipée pour regarder l'affrontement entre le Japon et la Corée du Sud, retransmis jeudi dernier en direct des Etats-Unis.

Petit problème, il était censé surveiller un examen.

Selon le Yomiuri Shimbun, plusieurs élèves ont eux aussi suivi le match par bribes, encourageant de la voix les joueurs de la sélection nationale.

D'autres se sont plaints après coup, victimes de sautes dans leur concentration.

"J'ai vraiment agi de façon insensée", a reconnu l'enseignant. La direction de son établissement a annoncé que les résultats de cet examen ne seraient pas pris en compte.


Et moi, je suis toujours aussi indifférente, pour ne pas dire négative, au spectacle de ce sport… Je crois que je suis irrécupérable!

Vous trouverez des renseignements sur le baseball au Japon à cet endroit.






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Samedi 25 mars 2006

QUELLES SONT LES PRINCIPALES DIFFÉRENCES DE CONCEPTION ESTHÉTIQUE ENTRE L’ART FLORAL FRANÇAIS, EUROPÉEN D’UNE PART, ET LE JAPONAIS D’AUTRE PART ?

LE PAIR ET L’IMPAIR :

Entre le XVe et le XVIe siècle, l’art français a  commencé à passer du rythme impair au rythme pair. Du vers de 11 syllabes (le vers dantesque, comme dit Apollinaire) on passe à l’alexandrin français de 12 syllabes prononcées. Le vers de 7 syllabes est abandonné. On ne conserve que des rythmes pairs.

Ceci se retrouvera de façon de plus en plus accentuée dans les diverses formes d’expression artistique, jusqu’à arriver à un emploi presque abusif de la symétrie au XVIIe siècle. On le voit en particulier dans les constructions comme la place des Vosges, le Palais royal, le château de Versailles, la place Bellecour à Lyon, pour ne citer que quelques exemples. Et bien sûr dans les jardins à la française.
Ce goût français pour la symétrie est resté vivant.

- Le Japon, par contre utilise certes les lignes géométriques, mais il a toujours su jouer sur les profondeurs de champ et a préféré le rythme impair, ce qui se retrouve dans l’ikebana.

LE PLEIN ET LE VIDE :

Les compositions classiques à la française entassent les fleurs en  ne laissant pas de vide. Il faut en quelques sortes boucher tous les trous.
Par contre, au Japon il faut savoir placer les vides (kûkan 空間 ) qui donneront de la respiration, du rythme et qui mettront les éléments en valeur. La tradition était assez austère, venant même à choisir de ne garder qu’une seule fleur pour suggérer tout un champ…



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Samedi 25 mars 2006
 Y A-T-IL VRAIMENT UNE PENSÉE PHILOSOPHIQUE OU MÉTAPHYSIQUE  DANS L’IKEBANA ?

Oui et non…

Oui dans la mesure où l’origine première est l’offrande religieuse à Bouddha : des vases à col étroit de chaque côté de la statue où ont été « jetées », disposées des fleurs à longue tige, le plus souvent des lotus (ce que l’on voit généralement sculpté en complément de la statue).

Ceci rejoignait la tradition animiste japonaise telle qu’elle s’exprimait dans le shintoïsme : la nature est une bienfaitrice pour l’homme à qui elle donne ce dont il a besoin pour vivre, il faut donc la remercier, l’honorer. En même temps, elle peut être redoutable, raison de plus pour lui rendre hommage afin de ne pas l’irriter.

Chaque élément naturel abrite un dieu. Ce n’est qu’après l’introduction du bouddhisme et son développement accompagné de la construction de temples, à l’époque Heian, que le shintoïsme s’est mis lui aussi à construire des temples : avant, la nature entière était un temple.

Certains arbres sont particulièrement propices à accueillir un dieu. C’est ainsi par exemple que le pin dessiné sur la scène de nô, ou celui du « todomatsu » du Nouvel An sont là pour inviter le dieu à être présent.

PREMIERS PAS DE L'IKEBANA

Les époques Heian et Kamakura sont importantes pour une première évolution de ce qui va devenir l’ikebana. On utilise alors le mot « TATEHANA ».

Avec les temples, les offrandes qui étaient à l’extérieur (voir aussi le « toshihiro ») passe à l’intérieur. Egalement se répand l’habitude de disposer des fleurs dans les cours d’approche et jardins intérieurs des résidences.

Les demeures des seigneurs avaient un « butsuma » une petite pièce comme un reposoir avec une statue de Bouddha et les fleurs qui l’accompagnent nécessairement. Cette alcôve deviendra le « tokonoma », l’alcôve décorative du salon à la japonaise où, du fait de son origine même si celle-ci a été oubliée, on continue à disposer des fleurs.

Ainsi peu à peu les plantes à leur état naturel commencent à être stylisées. Elles perdent leur connotation religieuse, elles deviennent purement décoratives et sont un élément de la vie de cour.

Lorsqu’on parle de la représentation du ciel de l’homme et de la terre par l’ikebana, on parle des origines, on parle d’un certain aspect de l’arrangement floral mais ce n’est pas la pensée qui mène les gens à pratiquer cette activité ou art. Ce que l’on cherche, c’est une harmonie.

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Petites infos:






Bienvenue à bord


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Dernière minute: toutes mes pensées pour les trop nombreuses victimes du tremblement de terre en Chine

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Pour l'artiste OKAMOTO Taro ---
> CLIC. Je n'arrive pas à trouver une image de son œuvre "le bras blessé" (1936). Si jamais quelqu'un le trouve,  merci de me le signaler.
(Il faut sans doute chercher en japonais, mais j'igore le titre japonais de cette œuvre...)

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N.B:
Il y a visiblement un bug dans la fonction "recherche". Je vais  tâcher de trouver le temps de m'en occuper...

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